République et canton de Genève

Grand Conseil

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M 2676-A
Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la motion de Mmes et MM. Youniss Mussa, Nicolas Clémence, Léna Strasser, Diego Esteban, Thomas Wenger, Glenna Baillon-Lopez, Grégoire Carasso, Badia Luthi, Cyril Mizrahi, Salika Wenger, Sylvain Thévoz, Romain de Sainte Marie, Jean-Charles Rielle, Yves de Matteis, Didier Bonny, Marjorie de Chastonay, Adrienne Sordet, David Martin pour une aide urgente aux actrices et acteurs de la vie nocturne : A bout de souffle !
Ce texte figure dans le volume du Mémorial «Annexes: objets nouveaux» de la session VII des 25, 26, 27 novembre, 3 et 4 décembre 2020.

Débat

Le président. Nous passons à la M 2676-A. La parole n'est pas demandée...

Une voix. Si !

Le président. Monsieur Burgermeister, à vous la parole.

M. Jean Burgermeister (EAG). Merci, Monsieur le président, de me la donner, même si je l'ai demandée très tardivement. Ce rapport du Conseil d'Etat est l'occasion de constater à quel point les mesures de soutien aux milieux culturels - on l'a vu tout à l'heure avec le projet de loi 12751 - sont insuffisantes. Certes, la faute en revient en partie à la Confédération qui a imposé des limitations aussi absurdes qu'arbitraires aux aides en faveur des établissements culturels, ce qui rend la tâche du Conseil d'Etat plus difficile. Néanmoins, je pense que l'action de notre gouvernement en la matière peut être raisonnablement qualifiée de largement insuffisante.

Mesdames et Messieurs, les acteurs et actrices de la culture font face à des situations extraordinairement difficiles, à un vrai désarroi, bien souvent sans possibilité de percevoir des indemnités suite à la perte de leurs revenus, car ce ne sont pas des employés ordinaires: ils sortent du cadre ordinaire des relations de travail et, par conséquent, se retrouvent sans aucun salaire et sans le moyen de chercher un autre emploi, et cela risque de durer tant le secteur est sinistré.

C'est l'occasion de rappeler également que ce Grand Conseil aurait pu envoyer un message de solidarité à ces personnes, que celles-ci auraient pu bénéficier du projet de loi d'aide aux travailleurs précaires, mais le parlement a préféré botter en touche, faute de majorité. De la même manière, nous aurions pu le faire lors de la première vague, mais une fois de plus, cette assemblée avait tergiversé avant que la droite - l'extrême droite ! - lance un référendum absolument honteux.

Mesdames et Messieurs, je ne pense pas que nous puissions nous satisfaire des mesures proposées par le Conseil d'Etat dans sa réponse; il n'est pas entièrement responsable de la situation, c'est vrai, mais il manque un petit peu de bonne volonté pour réparer l'état désastreux du paysage culturel aujourd'hui. C'est pourquoi je vous propose de lui renvoyer le présent rapport.

Le président. Merci, Monsieur le député. Je mets aux voix la demande de renvoi au Conseil d'Etat.

Mis aux voix, le renvoi au Conseil d'Etat de son rapport sur la motion 2676 est rejeté par 61 non contre 11 oui et 1 abstention.

Le Grand Conseil prend donc acte du rapport du Conseil d'Etat sur la motion 2676.