République et canton de Genève

Grand Conseil

RD 984-A
Rapport de la commission des transports chargée d'étudier le rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur : a) le rapport sur la réalisation de l'offre de transport 2012 b) les comptes consolidés de l'entreprise des Transports publics genevois (TPG) pour l'exercice 2012

Débat

Le président. Le rapport est de Mme Loly Bolay. Je vous passe la parole, Madame la rapporteure.

Mme Loly Bolay (S), rapporteuse. Merci, Monsieur le président. J'interviens très brièvement pour dire que c'est toujours un plaisir de recevoir la direction des TPG et d'assister à la présentation de son travail à la commission des transports. C'est toujours très bien détaillé, toujours très complet, et les réponses aux membres de la commission des transports sont extrêmement claires.

M. Bernhard Riedweg (UDC). L'Union démocratique du centre souhaiterait relever trois éléments ressortant des comptes consolidés des TPG. La subvention cantonale est de 223 millions, représentant un peu plus de la moitié de l'ensemble des produits que les TPG encaissent, ce qui est quand même beaucoup.

Cette contribution a fait l'objet d'une coupe d'un million et demi décidée par le Conseil d'Etat, que nous félicitons pour cette économie ! En plus, le bénéfice net s'est élevé à 641 000 F, alors qu'on prévoyait une perte de 4 millions. C'est quand même très important par les temps qui courent ! (Brouhaha.)

Ces 223 millions de subvention représentent ce que l'usager des Transports publics genevois ne doit pas payer avec le prix de son billet et de son abonnement. Si les TPG n'étaient pas subventionnés par l'Etat, les prix des billets et des abonnements doubleraient pratiquement. Il faut savoir que les contribuables qui n'utilisent pas les transports publics subventionnent à travers leurs impôts les transports en commun du canton, et ceci à hauteur de 858 F.

Il y a eu quelques réclamations suite au changement d'horaire et notamment en rapport avec l'offre qui n'est pas jugée idéale; mais c'était passager, et tout le monde connaît ces problèmes. (Brouhaha.)

Pour terminer, voici un chiffre qui vous intéressera: il s'agit de la vitesse commerciale moyenne qui diminue de 1 km/h - de 16,75 km/h à 16 km/h en moyenne. Pour la petite histoire, il faut quand même savoir que les coureurs du marathon de Boston - très à la mode ces derniers temps - courent les 42 kilomètres à une vitesse de 20 km/h. (Brouhaha.) J'espère que ces quelques commentaires vous intéressent, chers collègues députés. Je vous rends la parole, Monsieur le président.

Le président. Merci, Monsieur le député. J'avais cru comprendre, en tant que modeste président, qu'il y avait eu un débat à la commission, mais... Je passe la parole à M. Deneys.

M. Roger Deneys (S). Merci, Monsieur le président. Mesdames et Messieurs les députés, j'aimerais d'abord dire un mot sur la pétition de tout à l'heure concernant le «GHI». Je regrette qu'elle ait été déposée sur le bureau du Grand Conseil... (Brouhaha. Protestations.) ...parce que c'est vrai que... (Protestations.)

Le président. Monsieur le député !... Monsieur le député, nous sommes au point 173 !

M. Roger Deneys. Oui, je le sais, j'y arrive.

Le président. Non, mais... tout de suite. Maintenant ! (Brouhaha.)

M. Roger Deneys. J'y arrive, pas de problème. Nous sommes convoqués jusqu'à 23h, et vous nous avez même convoqués le 28 juin, jusqu'à 23h également ! Donc...

Le président. Mais, Monsieur le député... Mais enfin, ne vous fâchez pas !

M. Roger Deneys. Non, je ne suis pas fâché du tout. Je...

Le président. Nous sommes au point 173 !... Alors, vous écoute.

M. Roger Deneys. C'est gentil. Merci, Monsieur le président. Donc cette pétition, tout à l'heure, était évidemment...

Le président. Mais...

M. Roger Deneys. ...destinée à être renvoyée au Conseil d'Etat, parce qu'il faut trouver une solution pour éviter d'avoir de la publicité non sollicitée dans les boîtes aux lettres.

Mais pour revenir à l'intervention de M. Riedweg sur ce point-ci, j'aimerais quand même lui dire que les usagers des TPG paient aussi des impôts, et pas seulement pour financer les transports publics ! (Brouhaha. Commentaires.) Ils les paient aussi pour financer les infrastructures routières, voire d'autres... (Brouhaha. Le président agite la cloche.)

Le président. S'il vous plaît !

M. Roger Deneys. ...constructions envisagées par certains partis, comme la traversée du lac, de la rade, etc. (Brouhaha.) Je pense qu'il est normal que dans une société on contribue à divers types de mobilité, et il est donc normal qu'il y ait aussi une mobilité qui, d'ailleurs, laisse de la place supplémentaire aux voitures. Quand les gens prennent les transports publics, ils font un sacrifice en faveur des automobilistes !

Le président. Merci, Monsieur le député. La parole n'étant plus demandée, il est pris acte de ce rapport ! Ouf ! (Rires.)

Le Grand Conseil prend acte du rapport de commission RD 984-A.