République et canton de Genève

Grand Conseil

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M 2628-A
Rapport de la commission de l'économie chargée d'étudier la proposition de motion de Mmes et MM. Natacha Buffet-Desfayes, Jacques Blondin, Bertrand Buchs, Pierre Nicollier, Patricia Bidaux, Anne Marie von Arx-Vernon, Jean-Luc Forni, Jean-Marc Guinchard, Sébastien Desfayes, Souheil Sayegh, Olivier Cerutti, François Lance, Alexis Barbey, Claude Bocquet, Jean-Charles Rielle, Badia Luthi, Christina Meissner, Nicolas Clémence, Nicole Valiquer Grecuccio : Après la crise sanitaire, économique et sociale causée par le coronavirus, faisons tout pour maintenir et garantir les places d'apprentissage dual à Genève pour l'année scolaire 2020-2021 !
Ce texte figure dans le volume du Mémorial «Annexes: objets nouveaux» de la session VII des 27 et 28 janvier 2022.
Rapport de M. François Lefort (Ve)

Débat

Le président. L'ordre du jour appelle maintenant la M 2628-A. Le rapport est de M. François Lefort, qui ne souhaite pas s'exprimer. Je cède donc la parole à M. le député Jean Batou.

M. Jean Batou (EAG). Merci, Monsieur le président. Je dirai juste un mot. Cette motion enfonce une porte ouverte, puisque le Conseil d'Etat avait déjà pris des mesures recommandées par la motion. Ce qui interroge notre groupe, c'est la nécessité de renforcer l'apprentissage en école, parce que, visiblement, les employeurs genevois n'offrent pas suffisamment de places d'apprentissage. On peut leur payer les trois premiers mois de salaire de l'apprenti; on peut leur donner des primes pour qu'ils engagent des apprentis, mais il faut se rendre à l'évidence: face au marché de l'emploi genevois... (Brouhaha.)

Le président. Un instant, Monsieur le député ! (Un instant s'écoule.) Poursuivez.

M. Jean Batou. Merci, Monsieur le président. Face au marché de l'emploi genevois et à ses exigences, il faut renforcer la formation des apprentis en école. Je pense que la division entre la commission de l'économie et la commission de l'enseignement ne facilite pas la réflexion de ce Grand Conseil sur la complémentarité; il faudrait renforcer, du côté de l'enseignement, la formation professionnelle à Genève. Merci.

Mme Anne Emery-Torracinta, conseillère d'Etat. Actuellement, les jeunes ne sont pas laissés sans solution: c'est justement parce qu'on manque de places dans les entreprises que le DIP offre des places en école. Je rappelle que si nous avions 10% seulement de nos apprentis en école et 90% en entreprise, le canton économiserait chaque année 35 millions de francs. Alors ces 35 millions de francs, nous les dépensons, parce qu'il faut bien former les jeunes, mais on doit aussi effectuer un travail avec les employeurs et le construire avec eux pour que des places soient mises à disposition. Les employeurs genevois souhaitent le faire, mais vous savez que nous avons un canton très particulier, avec une bonne partie de notre tissu économique qui est lié à des entreprises multinationales, des entreprises et des organisations internationales, qui n'ont pas l'habitude de prendre des apprentis ou qui n'en prennent pas. C'est un travail de longue haleine, mais je ne crois pas qu'on puisse reprocher à l'Etat de ne pas faire sa part. Il faut que les employeurs fassent aussi la leur.

Le président. Merci, Madame la conseillère d'Etat. Mesdames et Messieurs les députés, vous êtes priés de vous prononcer sur la prise en considération, ou non, de cette motion.

Mise aux voix, la proposition de motion 2628 est rejetée par 28 non contre 26 oui et 22 abstentions.