République et canton de Genève

Grand Conseil

P 2006-A
Rapport de la commission des pétitions chargée d'étudier la pétition pour un rétablissement provisoire de l'arrêt « Chêne-Bougeries » de la ligne TPG no 12 jusqu'à la création d'un nouvel arrêt devant la mairie de Chêne-Bougeries
Ce texte figure dans le volume du Mémorial «Annexes: objets nouveaux» de la session IX des 23 et 24 novembre 2017.
Rapport de M. Michel Ducret (PLR)

Débat

Le président. Nous abordons maintenant la P 2006-A et je passe la parole à M. Christian Frey.

M. Christian Frey (S). Merci, Monsieur le président. Je me fais brièvement le porte-parole de Mme Marion Sobanek, conseillère municipale et députée suppléante, qui n'est malheureusement pas là aujourd'hui... (Remarque.) Elle n'est pas là aujourd'hui ! (Exclamations.) Je parle de maintenant ! J'aimerais donc simplement dire qu'effectivement tout le monde était d'accord de supprimer cet arrêt, mais en même temps que la fusion des deux arrêts, avec un délai de carence afin de minimiser les désagréments pour les usagers. Le timing était mauvais, la concertation était mauvaise, et le DETA a opéré cette suppression sans attendre les travaux permettant la fusion projetée des deux arrêts, etc. C'est un non-respect grave des voix de la commune et des usagers.

Le cheminement du chemin De-La-Montagne vers la place Favre n'est pas aménagé pour les piétons et les personnes à mobilité réduite: il manque un trottoir, le revêtement est irrégulier, et nous avons vu une vidéo du Club en fauteuil roulant de Genève qui illustrait la quasi-impossibilité pour les personnes en chaise roulante de se rendre d'un endroit à l'autre.

Les travaux sur la route de Chêne ont de toute manière du retard, et en fonction des nouveaux recours les travaux du village vont être une nouvelle fois retardés. Les usagers marchent donc dix minutes pour un gain de septante secondes sur la ligne, qui est quasiment toujours en retard sur cette vitesse à cause des voitures. Et je conclurai avec ces belles paroles de Marion Sobanek: il n'y a pas que des jeunes bobos sportifs qui utilisent les TPG, même si la loi permet cette suppression. Nous vous demandons donc, par respect pour les usagers et les habitants de cette commune, de renvoyer cette pétition au Conseil d'Etat. Je vous remercie.

Le président. Merci, Monsieur le député. La parole n'étant plus demandée, nous allons nous prononcer sur les conclusions de la commission, soit le renvoi au Conseil d'Etat.

Mises aux voix, les conclusions de la commission des pétitions (renvoi de la pétition 2006 au Conseil d'Etat) sont adoptées par 64 oui contre 2 non et 3 abstentions.