République et canton de Genève

Grand Conseil

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M 3051-B
Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la motion de Jean-Marie Voumard, Gabriela Sonderegger, Ana Roch, François Baertschi, Christian Steiner, Sandro Pistis, Skender Salihi, Stéphane Fontaine, Christian Flury, François Erard, Amar Madani, Stéphane Florey, Thierry Cerutti, Daniel Noël pour que la cour de l'Hôtel de Ville reste admirable

Débat

La présidente. Nous continuons avec la M 3051-B (catégorie III). Je donne la parole au premier signataire de ce texte.

M. Jean-Marie Voumard (MCG). Merci, Madame la présidente. Cette motion a porté ses fruits. Elle a été travaillée rapidement à la commission des transports, avec une reconnaissance pleine et entière du Conseil d'Etat, que je remercie d'ailleurs pour tout le travail effectué. En l'occurrence, la cour de l'Hôtel de Ville est propre et nickel. Je vous remercie.

M. Cyril Mizrahi (S). Mesdames et Messieurs, chers collègues, je suis un peu gêné d'intervenir sur ce sujet-là et qu'on doive discuter en session de questions un peu opérationnelles. C'est toutefois peu dire que je ne suis pas d'accord avec mon préopinant. Cette motion demandait qu'on trouve des solutions de stationnement et pas qu'on pose un panneau et qu'on nous explique dans un rapport que tout est réglé et que, finalement, les vélos peuvent aller se garer au parking de Saint-Antoine. On ajoute, pour faire bonne mesure, qu'on va sensibiliser la Ville de Genève, mais je trouve que c'est un peu court.

Je pense que si les vélos se garaient auparavant à cet endroit, c'est bien parce qu'il manquait des places à l'extérieur, en surface, pour pouvoir stationner à proximité. A mon sens, il est important, non seulement pour nous, membres du Grand Conseil, mais aussi pour les autres utilisateurs et utilisatrices de ce bâtiment et des services publics environnants, de pouvoir disposer d'un accès facilité en mobilité douce. J'avais d'ailleurs fait la suggestion au Bureau de contacter Donkey Republic, parce qu'il existait auparavant une station à proximité, qui a été supprimée. On m'a dit de faire la remarque aujourd'hui, chose que je fais, mais ma crainte est que chacun se renvoie la patate chaude. Le Bureau et le Grand Conseil renvoient la patate chaude au Conseil d'Etat, qui dit vaguement qu'il va écrire à la Ville de Genève.

Je souhaiterais simplement qu'on nous donne des réponses sur ce qui sera fait, et je préfère qu'on renvoie cet objet au Conseil d'Etat afin qu'on puisse obtenir des explications sur ce qui sera entrepris concrètement pour résoudre le problème soulevé par cette motion, même si, bien sûr, je regrette qu'on doive en parler en plénière. J'espère sincèrement que le prochain rapport du Conseil d'Etat sera précis et convaincant, de sorte que je pourrai me taire la prochaine fois. Je vous remercie.

M. Nicolas Walder, conseiller d'Etat. Je souhaite juste vous informer que nous n'avons pas seulement sensibilisé la Ville de Genève, nous lui avons demandé de créer des places vélos sur l'espace public. Maintenant, séparation des pouvoirs oblige, il appartient à la Ville de Genève d'élaborer les plans et de déterminer où elle va installer ces places. Effectivement, si on ne veut pas avoir de vélos dans la cour de ce magnifique bâtiment, eh bien ces derniers se retrouveront sur le domaine public, lequel appartient à la Ville de Genève. Elle doit y travailler - j'espère en tout cas qu'elle va y travailler -, et c'est à ses élus de faire leur travail pour mettre la pression. Voilà ce que je peux vous répondre sur ce qui a été fait par le Conseil d'Etat et sur ce qui sera fait. Nous étudions toutes les possibilités à l'intérieur de nos bâtiments et de nos propriétés pour trouver des solutions, mais je n'en ai pas d'autres à vous apporter aujourd'hui. Merci.

La présidente. Merci, Monsieur le conseiller d'Etat. Je prie l'assemblée de voter sur la demande de renvoi au Conseil d'Etat.

Mis aux voix, le renvoi au Conseil d'Etat de son rapport sur la motion 3051 est rejeté par 68 non contre 17 oui et 5 abstentions.

Le Grand Conseil prend donc acte du rapport du Conseil d'Etat sur la motion 3051.