Séance du vendredi 18 septembre 2015 à 15h10
1re législature - 2e année - 8e session - 51e séance

P 1852-E
Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la pétition concernant la modification de la circulation boulevard Jaques-Dalcroze, quartier de Rive
Ce texte figure dans le volume du Mémorial «Annexes: objets nouveaux» de la session VIII des 17, 18, 24 septembre et 2 octobre 2015.

Débat

Le président. L'ordre du jour appelle la P 1852-E, et je cède la parole à M. le député Thomas Wenger.

M. Thomas Wenger (S). Merci, Monsieur le président. Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, je prends brièvement la parole sur cet objet car je trouve qu'il est assez représentatif des débats qu'on peut avoir dans notre Grand Conseil sur la mobilité. Je rappelle juste le contexte: fin 2012, la mise à l'essai d'un nouveau schéma de circulation dans le secteur du rond-point de Rive a été instaurée pour une année. A la suite de cela, 36 commerçants ont signé une pétition pour faire rétablir la circulation au boulevard Jaques-Dalcroze, dans le quartier de Rive, telle qu'elle existait avant ces modifications. Pourquoi cette pétition, avant un quelconque bilan de cette mise à l'essai ?

Je vous indique simplement les conclusions du bilan de ce nouveau schéma de circulation: une amélioration nette de la progression des véhicules TPG, un gain de temps de 9% sur le temps de parcours des tramways et d'une minute aux heures de pointe pour la ligne de bus 7, qui passe par là, la création de 41 places de stationnement pour les deux-roues motorisés et de 152 places pour les vélos au rond-point de Rive, tout ceci en supprimant 19 places pour voitures compensées dans le parking Saint-Antoine, lequel se trouve à proximité. De plus, le temps de parcours des véhicules individuels motorisés, qui vous sont chers, Monsieur le président, a été amélioré par rapport à la situation précédente. C'est donc ce qu'on appellerait en bon français une situation «win-win-win».

Les commerçants ont ainsi déposé une pétition et sont venus en commission - nous les avons bien sûr auditionnés - sans donner le moindre chiffre sur une quelconque perte de chiffre d'affaires ! C'est ce que j'appellerais une opposition pavlovienne à la modification d'un bout de schéma de circulation; peut-être que la prochaine fois, avant de lancer une pétition, il faudrait attendre le bilan pour voir si cela a amélioré les choses ou non pour l'ensemble des modes de transport. Merci beaucoup.

M. Pascal Spuhler (MCG). Je ne pensais pas intervenir à propos de cette énième réponse du Conseil d'Etat sur les modifications du carrefour de Rive. Ce Grand Conseil a en effet retoqué quatre fois la réponse du Conseil d'Etat, quatre fois, Monsieur le député - vous n'étiez pas encore là, il est vrai - afin qu'il l'améliore suite à la demande des pétitionnaires. Or c'est bien grâce aux pétitionnaires, Monsieur le député, que la circulation dans ce carrefour a été améliorée, car les premières mesures prises n'étaient satisfaisantes ni pour les uns, ni pour les autres. Aujourd'hui, nous avons enfin une réponse satisfaisante, mais il a fallu beaucoup de bagarres pour en arriver là. Alors ne venez pas tirer toute la gloire de ce résultat final de l'initiative basique du Conseil d'Etat, car c'est justement grâce aux pétitionnaires qu'on a pu joindre les deux et améliorer le résultat final. Je vous remercie.

M. Jean Romain (PLR). Ce qu'a dit le député Spuhler est évidemment la réalité. Il se trouve, cher collègue, que ce n'est pas à nous de dire aux pétitionnaires quand et comment ils doivent déposer une pétition. Non, c'est un droit, le droit de tout citoyen, et si les citoyens en question n'ont pas fait tous les calculs nécessaires, c'est de leur responsabilité. Vous ne pouvez pas, cher collègue, nous imputer le défaut d'une pétition que nous n'avons fait que traiter. Nous sommes pour le fait que des citoyens puissent revendiquer un certain nombre de choses, et s'ils ne disposent pas de toute une équipe qui puisse leur faire des statistiques, eh bien tant pis pour eux ! Pour notre part, nous devons quand même traiter leur demande. Je vous remercie.

M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat. Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les députés, dès mon entrée en fonction, nous avons rétabli la circulation à la rue de l'Ecole-de-Médecine et, dans le cas précis qui nous occupe, nous avons rouvert la rue Ami-Lullin dans le sens de la montée. Ce sont des choses que j'ai prises sur moi, en négociation bien sûr avec M. Rémy Pagani et la représentante des associations de commerçants. Nous avons rétabli la circulation dans le sens de la montée et non pas dans celui de la descente, parce que le second cas aurait contribué à encombrer davantage encore le carrefour, tandis que le premier l'a déchargé. Aujourd'hui, cette situation fait plaisir à tout le monde et, comme il a été dit, cela a permis de décharger ce fameux carrefour de toute circulation. Pour le service du DETA en tout cas, les choses en resteront là car elles sont très bien ainsi.

Le président. Je vous remercie, Monsieur le conseiller d'Etat.

Le Grand Conseil prend acte du rapport du Conseil d'Etat sur la pétition 1852.