Recensement architectural du canton de Genève (RAC-2016). Chef de projet: Frédéric Python. Mandataire: Atelier de Rénovation et d'Architecture. Auteurs: Quentin Béran, Celtia Concha, Pierre Monnoyeur, Florence Roduit, Habib Sayah. Evaluation patrimoniale: commission scientifique de suivi, 22 mars 2018. © Office du patrimoine et des sites.
Grand-Saconnex
Parcelle: 26:2140
Bâtiment GE: 26:1113
EGID: 295076803
Grand-Saconnex
Route de Colovrex 21
Parcelle: 2140
Bâtiment GE: 26:1111
EGID: 1017548
Valeur: Intéressant
Dans le village du Grand-Saconnex, le long de la route de Colovrex, s’étire toute une enfilade de maisons anciennes allant du numéro 7 au numéro 29a. Malheureusement, contrairement à L’Ancienne Route qui a vu le trafic routier détourné sur la route de Ferney au milieu du XIXe siècle - et ses maisons dès lors protégées d’une circulation routière toujours croissante -, cette rangée de bâtiments n’a pas eu cette chance. Sur cette route, le commerce a prospéré en même temps que le flot toujours plus dense des véhicules. De ces deux facteurs, il découle qu’une grande partie de ces maisons ont été transformée pour s’adapter à des exigences pas toujours compatibles avec la conservation de leur substance ancienne. Reste cependant une suite cohérente de maisons étroites et contiguëes qui rappelle le parcellaire historique remontant au moins au XVIIIe siècle. De cet ensemble malmené par la vie contemporaine, seule une poche de bâtiments située en retrait de la chaussée a connu un sort plus heureux : ce sont les numéros 21 à 25.
Cadastré avant 1847, le numéro 21 était jadis constitué d’une grange, d’une écurie et d’un fenil à l’étage : la porte de grange est toujours visible à gauche, tandis que celle de l’écurie, et de la fenêtre attenante à droite, sont en tout ou en partie invisible. Cela découle, dans les année trente, au changement de fonction de ce rural. En effet, non seulement s’ouvre au rez-de-chaussée la porte d’un atelier, à côté de celle plus grande de la grange, mais l’étage est en plus repris pour transformer le fenil en habitation. Pour accéder au logement, et pour perdre le minimum de place à l’intérieur du bâtiment, force fut donc d’établir un escalier extérieur prenant sur la cour. En ciment, cet escalier droit, marches et échiffre, empiète diagonalement sur l’ancienne fenêtre de l’écurie, encore partiellement visible, et masque complètement, la porte sous laquelle passaient les vaches.
Le recul de ce bâtiment par rapport à la route lui a permis de garder une grande partie de sa substance.