Recensement architectural du canton de Genève (RAC-2016). Chef de projet: Frédéric Python. Mandataire: Atelier de Rénovation et d'Architecture. Auteurs: Quentin Béran, Celtia Concha, Pierre Monnoyeur, Florence Roduit, Habib Sayah. Evaluation patrimoniale: commission scientifique de suivi, 22 mars 2018. © Office du patrimoine et des sites.
Grand-Saconnex
Chemin des Coudriers 31A
Parcelle: 1079
Bâtiment GE: 26:189
EGID: 1017849
Valeur: Intéressant
Ancienne dépendance rurale, cadastrée en 1847 au nom de Jean-Jacques Strasse, maître voiturier. Elle subit une première transformation ou une reconstruction en 1854, puis une seconde transformation en 1924, d’après les plans de l’architecte Edmond Fatio.
Avec son voisin au 31 chemin des Coudriers (cf. fiche RAC-GSX-1063), ce bâtiment formait une dépendance rurale de l’ancienne maison de campagne sise au 29 chemin des Coudriers (cf. fiche RAC-GSX-1061), séparée de cette dernière par le petit chemin d’accès mais établie dans le même axe. Après les travaux de 1854, la dépendance acquiert son plan rectangulaire allongé; il s’élève alors vraisemblablement d’un étage sur rez-de-chaussée, couvert par une toiture à deux pans. C’est la transformation de 1924 qui lui adjoint un étage de plus, un pignon au sud-ouest avec une toiture indépendante et une travée supplémentaire au sud-est, bien visible au-delà de la chaîne d’angle initiale. Comme celle-ci, les encadrements des baies d’origine sont taillés dans de gros blocs de calcaire blanc. Au contraire, la travée supplémentaire, qui n’était prévue en 1924 qu’avec des façades en bois (cf. Fonds d’archives Edmond Fatio), est maçonnée ultérieurement, peut-être au moment où l’on construit l’avant-corps bas sud-est est. Si les garde-corps les plus anciens datent probablement de 1924, les fenêtres, quant à elles, ont été remplacées à une date très récente.
Cette petite dépendance rurale prend l’essentiel de son visage actuel en 1854, lorsqu’elle est transformée pour devenir un logement (probablement destiné au personnel), et en 1924, lorsqu’elle est surélevée. Du milieu du XIXe siècle, elle conserve de beaux éléments structurels qui, par la qualité de la pierre et de sa mise en oeuvre, témoignent bien du rattachement de l’édifice à un ancien domaine bourgeois, dont la plupart des bâtiments sont d’ailleurs encore préservés.