République et canton de Genève

Grand Conseil

IU 591
4. Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation urgente de Mme Anne Briol : Rapport d'expert sur la circulation. ( ) IU591
Mémorial 1999 : Développée, 20.

M. Gérard Ramseyer. Je réponds comme suit à vos questions, Madame Briol.

A propos de votre première question : «Pourquoi le rapport d'expertise n'a-t-il pas été remis aux députés ?», je signale que le dossier de presse, contenant une synthèse des résultats présentés, a été remis aux chefs de groupe ainsi qu'au président du Grand Conseil. Le détail des études était par ailleurs à disposition à l'Office des transports et de la circulation. Je vous renvoie dès lors, Madame Briol, à votre prochain caucus.

Concernant votre deuxième question : «Comment entendez-vous remédier à cette augmentation du trafic ?», il faut d'abord rappeler les causes essentielles de cette augmentation. La mise en service de l'autoroute de contournement apporte 45 000 véhicules par jour sur les ponts sur le Rhône. On note une augmentation du trafic entre les cantons de Vaud et de Genève, soit 61 000 véhicules par jour. Enfin, on constate une augmentation du trafic transfrontalier de 20% en cinq ans, soit 100 000 passages frontière par jour avec la Haute-Savoie, par exemple.

Nous sommes dépendants de facteurs dont nous ne sommes pas maîtres, à l'inverse de la circulation interne aux agglomérations où le résultat est par contre très positif. Nous n'avons pas de réponse toute faite à ce constat. La première est bien entendu la notion du transfert modal, mais je rappelle, Madame Briol, que vous étiez de celles qui ont soutenu le renvoi du projet de métro léger qui desservait précisément une agglomération de 60 000 personnes et qui permettait d'apporter une réponse au moins partielle à ces 100 000 passages frontière par jour avec la Haute-Savoie.

Le nouvel Observatoire des déplacements devrait nous donner de meilleures possibilités d'analyse qui conduiront à des échanges de points de vue avec nos partenaires franco-valdo-genevois en la matière. Vous avez certainement raison de rappeler qu'il s'agit d'un problème essentiellement régional.

Quant à votre troisième et dernière question : «Comment entendez-vous étendre le réseau de tramways ?», je vous signale que nous en débattons souvent. La planification décidée par le Grand Conseil est connue, et les débats vous sont familiers. Malheureusement, les priorités dépendront dans une grande mesure de l'état d'avancement des procédures. A cet égard, les procédures en cours, notamment sur le tronçon Cornavin-place des Nations, ne laissent pas augurer une issue positive prochainement.

Cette interpellation urgente est close.