République et canton de Genève
Grand Conseil
Séance du vendredi 25 avril 1997 à 17h
53e législature - 4e année - 5e session - 17e séance
IU 339
Mme Martine Brunschwig Graf, conseillère d'Etat. Je remercie l'assemblée de me permettre d'aller parler, ce soir, en d'autres lieux, et après cette réponse à Mme la députée, de l'histoire de la littérature.
Vous avez posé la question de la promotion des femmes à l'école de mécanique et, spécifiquement, dans le secteur automobile. Vous avez évoqué un problème très récent. A juste titre, et très sagement, vous avez évité de l'évoquer ici dans le détail. Nous en reparlerons donc en des lieux appropriés.
Hélas, à l'école de mécanique - section automobile - il n'existe aucune mesure particulière permettant une véritable intégration des femmes.
S'agissant des taux de réussite de ces dernières années, les informations que j'ai pu réunir dans le laps de temps imparti sont les suivantes :
Depuis 1989, seulement deux CFC ont été donnés à des jeunes filles. Le premier - sur cent trente-six décernés - à la fin d'un apprentissage à plein-temps. Le second - sur cent nonante-trois - pour un apprentissage effectué en entreprise. Il n'a été constaté aucun cas d'abandon ou de résiliation, mais il reste à savoir à partir de quel moment on parle d'abandon : avant ou après la signature du contrat.
A l'heure actuelle - et en ce qui concerne l'école de mécanique - deux jeunes filles effectuent un apprentissage en entreprise dans un garage du Lignon.
Plus largement, l'office d'orientation et formation professionnelle vient de lancer une opération qui s'appelle : «Pionniers, pionnières». Elle consiste à soutenir les jeunes qui s'engagent dans une profession traditionnellement réservée au sexe opposé. Ce projet est mis sur pied par le service de consultation et d'orientation de Genève et avec l'aide du Bureau fédéral de l'égalité. Cette approche me semble bonne.
Le cas que vous avez soulevé mérite quelques réponses. Chacun a pensé, à un moment donné, être dans son bon droit. D'après ce que j'ai appris, il semblerait que l'intégration et la non-discrimination sur le lieu de travail ne se fassent pas sans problèmes. Après avoir discuté avec le directeur général de l'office d'orientation et de formation professionnelle, nous allons suivre ce dossier avec vous. Je vous remercie d'avoir posé cette question.
Cette interpellation urgente est close.