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4. La Suisse: une mission humanitaire ?

Les Conventions de La Haye du 18 octobre 1907 imposent aux Etats neutres un devoir de protection envers les prisonniers de guerre mais ne statuent pas sur le sort des civils.

Pourtant, la Suisse, en tant qu’îlot neutre au milieu de l’Europe, représente alors un espoir de refuge pour les personnes persécutées. Il est admis qu’entre avril 1942 et la fin de la guerre, près de la moitié des réfugiés juifs sont entrés en Suisse par la frontière franco-genevoise, et plus particulièrement sur son secteur est, entre Douvaine, Ville-la-Grand et Collonges-sous-Salève.

Selon l’étude de l’historienne Ruth Fivaz-Silbermann, les 884 Juifs refoulés durant cette période représentent 8,5% des réfugiés israélites qui ont été arrêtés à la frontière genevoise2, alors que près de 10'000 réfugiés juifs ont été accueillis.
 

Photo, collection privée
Bernex: rapatriement de spahis se dirigeant vers la douane de Veyrier (archives privées)


Les Conventions de Genève de 1929 déterminent la mission du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) envers les prisonniers de guerre. Par contre, le mandat de l’organisation internationale ne comprend pas encore précisément la protection des civils. Même s’il a tenté de venir en aide aux déportés, on reprochera au CICR de n’avoir pas officiellement dénoncé l’existence des camps de concentration et d’extermination.
 

AEG, Militaire W 4
Poste de douane de Sous-Pinchat (AEG, Militaire W 4, p. 70)

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2 Ruth FIVAZ-SILBERMANN, Le refoulement de réfugiés civils juifs à la frontière franco-genevoise, Genève, 2000

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