Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

e-démarches Changer la couleur des liens Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer la page Contactez-nous Plan du site Foire aux questions Conditions d'utilisation

Recherchez dans:

Recherche avancée

ge.ch Démarches en ligne Thèmes Organisation Chemin de vie  
 
Ge.ch > Thèmes > Santé > Consommation et affaires vétérinaires > Publications > Rapport d'activités > Consommation et affaires vétérinaires - Rapport d'activité 2016

Santé

Consommation et affaires vétérinaires - Rapport d'activité 2016

Le SCAV, un service dynamique et performant, prêt à afEdderfronter les défis à venir…

Pour l'année 2016, le service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) présente un excellent bilan, avec un nombre record d'échantillons contrôlés par ses laboratoires, soit plus de 8'500 prélèvements analysés. L'objectif de prélever des échantillons une inspection sur deux afin de vérifier la qualité des processus de fabrication et de stockage dans les établissements publics est aujourd'hui quasiment atteint. Plus de 100 plans de contrôles ont été réalisés couvrant la grande majorité des produits que nous devons surveiller (sécurité et authenticité des denrées alimentaires, cosmétiques, jouets, objets usuels, eaux de piscines, etc.). De plus, nous avons piloté deux campagnes nationales dédiées respectivement aux résidus de pesticides dans les vins et à la présence de nitrosamines, composés cancérigènes indésirables, dans les mascaras. Les résultats de ces deux campagnes feront l'objet de rapports nationaux et seront communiqués à la presse au cours du premier semestre 2017. Ainsi, le SCAV récolte aujourd'hui les fruits des changements opérés non seulement dans ses méthodes d'analyse grâce à l'introduction de certaines évolutions technologiques, mais aussi dans la planification des inspections et des travaux de laboratoires. Bravo à tous les collaborateurs de l'inspectorat, des laboratoires et de l'administration.

Les résultats obtenus pour l'inspectorat des denrées alimentaires et des objets usuels sont également satisfaisants, avec près de 3'400 inspections réalisées, surtout au regard des difficultés rencontrées en 2016 sur le plan des ressources humaines. Les absences des uns ont été compensées au mieux par les autres. Qu'ils soient ici remerciés pour les importants efforts consentis.

Concernant le contrôle des denrées alimentaires, l'obligation de suivre des formations complémentaires dans le domaine de l'hygiène ou de l'autocontrôle a été introduite pour les établissements présentant de graves lacunes ou des manquements à répétition. Ce sont ainsi plus de 25 cours de formations obligatoires qui ont été ordonnés par le SCAV à des responsables d'établissement de restauration depuis leur mise en place début septembre.

Concernant les affaires vétérinaires, 34 inspections d'établissements détenant des animaux, 223 annonces de maltraitance envers des animaux, 248 annonces de morsures canines, 14 cas d'épizootie ou encore 45 affaires d'importations illégales ont été traités en 2016. Les affaires vétérinaires ont mené une action de rappel de l'acquisition de la marque de contrôle. Pour ce faire, plus de 9'000 courriers ont été envoyés et ont nécessité un très important travail d'informations et de suivi. Par ailleurs, le service a été fortement mobilisé en fin d'année par l'apparition de grippe aviaire chez les oiseaux sauvages qui a nécessité des mesures de précaution auprès de toutes les exploitations détenant des volailles de rente ou des oiseaux en plein air.

2016 s'est aussi révélée être une année de profondes réflexions sur les missions et le fonctionnement du service. En effet, il s'agissait de se préparer à la mise en œuvre prochaine, dès le 1er mai 2017, de la nouvelle législation sur les denrées alimentaires qui va impliquer de nouvelles exigences non seulement pour les fabricants et distributeurs, mais aussi et surtout pour les autorités d'exécution cantonales. A titre d'exemple, les éléments suivants peuvent être cités comme points forts de cette nouvelle législation : l'obligation de respecter des fréquences d'inspection minimale, l'introduction d'une réglementation fédérale sur les eaux de piscines publiques et de douches, l'interdiction de la tromperie pour les cosmétiques, le renforcement de la législation envers les jouets et les cosmétiques, l'abandon du concept des valeurs limites des valeurs de tolérance, la reconnaissance de trois espèces d'insectes en tant que denrées alimentaires, la révision des exigences d'autocontrôle pour les petites entreprises, etc.

Du côté des affaires vétérinaires, il faudra aussi revoir le dispositif en place face aux nouvelles exigences législatives relative aux affaires canines d'une part, et aux réactions provoquées par celle-ci dans la population d'autre part. En effet, la création d'une nouvelle banque nationale de données des chiens ainsi que l'abandon de l'obligation de suivre des cours de sensibilisation pour les nouveaux propriétaires de chiens ont suscité beaucoup d'incertitude auprès des détenteurs de chiens et les affaires vétérinaires devront repenser leur organisation au vu de ces nouvelles exigences.

Par ailleurs, en 2016, le SCAV a été audité par la Cour des Comptes. Globalement, cette dernière a reconnu que l'organisation mise en place par le service est appropriée à ses missions et repose sur un personnel qualifié, des méthodes de travail accréditées, des processus largement informatisés et un ensemble de procédures formalisées. Elle précise également que le SCAV collabore de manière dynamique avec les autres cantons romands. Cet audit, qui peut être considéré comme très bon et positif pour le service, a conduit néanmoins à identifier des axes d'amélioration déclinés en 16 recommandations. Elles portent principalement sur l'organisation du travail de l'inspectorat des denrées alimentaires, le contrôle de l'hygiène des viandes et la politique des émoluments.

La mise en œuvre de tout cela a déjà bien occupé les esprits en 2016 et nécessitera de repenser les priorités du service, d'adapter son fonctionnement et ses procédures, ainsi que de revoir l'allocation des moyens. Ceci constituera évidemment une surcharge de travail conséquente, car les activités de routine continueront. Toutefois, c'est aussi et surtout une formidable opportunité d'être en parfaite adéquation avec nos missions, nos moyens et les attentes de nos concitoyens.

C'est donc avec grand plaisir que je vous invite à lire le rapport annuel 2016 du SCAV qui vous donnera un aperçu plus complet des activités du service. Je profite encore de l'occasion pour remercier très sincèrement tous les collaborateurs pour leur engagement et la très grande qualité de leurs prestations.

 

                                                                                          Patrick Edder
                                                                                          Directeur du SCAV GE

 

page de couverture du rapport d'activité 2016

 

RAPPORT D'ACTIVITE - SCAV 2016

haut de page