Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

Changer la couleur des liensDiminuer la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer la page
ge.ch
 
Ge.ch > Noms géographiques du canton de Genève

Noms géographiques du canton de Genève

Rue Léon-NICOLE

En mémoire de Léon Nicole, homme politique genevois, conseiller d'Etat de 1933 à 1936

Rue Léon-NICOLE

Description

Léon Nicole, né le 10 avril 1887 à Montcherand (canton de Vaud) et décédé le 28 juin 1965 à Genève, est un homme politique suisse. Fonctionnaire postal de 1905 à 1919 puis secrétaire syndical en 1920-1921, il devient rédacteur de plusieurs journaux socialistes dont "Le Travail et La Voix ouvrière".
Il adhère au Parti socialiste suisse en 1909 , il est très actif à la défense des droits ouvriers, notamment lors de la grève générale de 1918 à Genève.

Il sera élu au Conseil national (de 1919 à 1941 et de 1947 à 1953) et également au Grand Conseil genevois (de 1919 à 1933, de 1936 à 1941 et de 1945 à 1955).

Membre du Conseil administratif (1922-1927) puis conseiller municipal (1927-1931) du Petit-Saconnex.
En 1933, il est élu au Conseil d'État avec trois autres socialistes dans un contexte de crise économique. Il est placé à la tête du département de justice et police et devient président du Conseil d'État. Aux élections suivantes (1936), la majorité change, et il n'est pas réélu.
Au début de l'année 1939, il voyage en URSS et en revient enthousiaste et soutient le parti communiste de Staline. Il est exclu du Parti socialiste suisse en septembre 1939. Mais les sections de Vaud et de Genève le soutiennent et fondent la Fédération socialiste suisse. En 1941, cette formation est dissoute et Nicole est déchu de ses mandats législatifs fédéraux et cantonaux.

Mais il sera l'un des fondateurs du Parti suisse du Travail dont il prend la présidence le 14 octobre 1944. En 1945, ce parti obtient 36 sièges au Grand Conseil genevois et, en 1947, 7 mandats au Conseil national. Léon Nicole prend également la direction du journal quotidien "La Voix Ouvrière". Il quitte pourtant le Parti du Travail qu'il accuse de nationalisme et de sympathies pour le maréchal Tito, et dont il critique la défense de la neutralité de la Suisse. Exclu en décembre 1952, il fonde le Parti progressiste qui obtient 7 sièges au Grand Conseil genevois en 1954. Toutefois, la maladie l'éloignera du combat politique pendant les dix dernières années de sa vie. Il est enseveli au Cimetière des Rois à Genève.

Images

Définition de l'Arrêté du Conseil d'Etat

Secteur 004 Pâquis 35. Rue Léon-NICOLE (1887-1965) Homme politique genevois, conseiller d'Etat de 1933 à 1936) Au tronçon de l'ancienne rue de Bâle allant de la rue de Zurich à la rue de la Navigation

Anecdotes

Carte