Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

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Noms géographiques du canton de Genève

Rue François-BONIVARD

En hommage à Bonivard Francois,

Rue François-BONIVARD

Description

Bonivard Francois (1493-1570), né a Seyssel, fut élevé par son oncle Jean-Ami, prieur de Saint-Victor et chanoine de Genève, puis étudia le droit et l'allemand à Fribourg-en-Brisgau. Il fit ses études à Turin dans un séminaire, il se destinait à la prêtrise. Son oncle lui laissa à sa mort un prieuré avec toutes les terres qui en dépendaient. Il en vint prendre possession et succéda à son oncle comme prieur. C'était un rang supérieur dans les couvents. Par la suite, Bonivard légua à la République toutes ses terres.

Les abus du clérgé dont il avait été témoin dans un voyage qu'il venait de faire à Rome, lui rendaient encore plus odieuse l'oppression que la maison de Savoie voulait exercer sur Genève. Il savait que, de concert avec l'évêque, le duc de Savoie cherchait à écarter les citoyens les plus influents et complotait la ruine de la ville. Ami de Berthelier, Bonivard prit le parti des citoyens dans leur lutte contre le duc le duc de Savoie. Aussi Bonivard n'hésita-t-il pas à se déclarer hautement défenseur de Genève. Livré au duc par trahison en 1519, il fut retenu prisonnier plusieurs mois. Après un internement de deux ans en Bresse, il revint à Genève plus zélé que jamais pour la cause de la justice et de la vérité. Le duc de Savoie cherchant à l'éloigner de Genève demanda au pape de lui enlever sa place de prieur de St-Victor, de sorte que Bonivard fut privé de ses revenus.

Du prieuré de Saint-Victor que Bonivard avait hérité de son oncle, dépendaient beaucoup de terres, entre autres les communes de Chancy, d'Avully et de Cartigny. Patrimoine particulier, l'Eglise ne pouvait pas en déposséder Bonivard, c'est pour celà qu'îl en fit, par avance, la ville de Genève héritière.

Emprisonné en 1530, il ne ressortit de son cachot que lorsque les Bernois, en guerre avec le duc de Savoie, s'emparèrent du Château de Chillon en 1536. En revoyant le jour, son premier mot fut pour Genève. Il la retrouva délivrée de la maison de Savoie et ouvrant ses portes à la réforme qu'il avait naguère rêvée et pour ainsi dire, semée en elle.

Cet épisode l'a rendu célèbre et en a fait un héros dans l'imagination populaire. C'est lui que le grand poète anglais Byron met en scène dans son "Prisonnier de Chillon".

Comme durant son absence son prieuré avait été démoli, les Genevois s'engagèrent à lui donner une forte somme pour payer ses dettes, une pension et une maison. En 1542, ils le chargèrent d'écrire les chroniques de la ville. Cette rédaction et d'autres travaux historiques et littéraires occupèrent les dernières années de sa vie.

 

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Définition de l'Arrêté du Conseil d'Etat

Secteur 002 : 9- Rue François BONIVARD - Rue du Mont-Blanc / Rue des Alpes

Anecdotes

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