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Prairies et pâturages secs de Suisse (OPPS)

            Prairie sèche du vallon de l'Allondon.

Les prairies et pâturages secs sont des milieux herbacés que l’on rencontre généralement sur les pentes bien exposées, mais aussi sur les terrasses alluviales graveleuses et en bandes le long des axes routiers ou ferroviaires.

En raison des caractéristiques arides d’une prairie ou pelouse sèche, sa dynamique naturelle est très lente et ne nécessite généralement pas d'entretien soutenu.

A première vue, un milieu d’apparence « sec et maigre » n’a pas l’air très intéressant, pourtant les prairies sèches comptent parmi les milieux les plus riches sur le plan floristique et faunistique et comprennent beaucoup d’espèces menacées de disparition. Les prairies sèches de grande valeur au niveau suisse sont protégées par l’Ordonnance sur la protection des prairies et pâturages secs d’importance nationale (OPPS) et sont recensées dans un inventaire fédéral.

Le canton de Genève héberge ainsi dans ces milieux des espèces extrêmement rares pour la Suisse comme le panicaut champêtre (Eryngium campestre), la brunelle blanche (Prunella laciniata) ou l'orchis singe (Orchis simia).

Les PPS du canton de Genève ont été cartographiées en 1998: environ 29 ha (répartis en 15 objets) ont été retenus dans l'inventaire PPS de la Confédération.

Où se situent-ils ?
Dans le canton, ces prairies de valeurs sont principalement localisées sur les terrasses graveleuses des zones alluviales, notamment dans le vallon de l'Allondon et au Moulin de Vert.

Bien que situées dans des zones protégées, ces surfaces sont menacées par les facteurs suivants :

  • Si elles sont laissées à l’abandon, elles sont colonisées par des arbres et arbustes qui les recouvrent et les font progressivement disparaître. Un entretien adapté est préconisé.
  • Leur situation bien exposée, en particulier dans le vallon de l'Allondon, leur vaut une pression importante liée aux activités de loisirs. Les promenades, notamment avec des chiens ou des chevaux, l'installation de places de pique-nique ou de feux ainsi que le piétinement menacent les espèces sensibles et sont à limiter, voire à proscrire.
  • L’apport d’engrais ou toute autre intervention susceptible d’enrichir le sol fait évoluer le milieu vers une végétation moins remarquable.

Pour en savoir plus:


 


Mise à jour : 08.06.2015