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Régulation du sanglier

Le sanglier était absent de Genève en 1974, aujourd'hui il est de retour dans toute l'Europe centrale et pose partout des problèmes importants aux gestionnaires de la faune. Très bien adapté à la campagne genevoise, il se reproduit rapidement et qui doit impérativement être régulé de manière serrée pour éviter l'explosion des dégâts aux cultures.
 
La régulation dans le contexte genevois est une activité exigeante au niveau de la sécurité, de l'efficacité (nombreux sangliers à tirer, mais accès aux animaux difficile, l'abondance de nourriture fait qu'ils répondent mal à l'agrainage) et de l'éthique. Elle doit de plus répondre à diverses exigences légales liées à l'interdiction de la chasse.

La régulation représente environ l'équivalent de un poste de garde. Les 12 gardes de l'environnement sont des professionnels expérimentés. Ils ont de nombreuses autres tâches en dehors de la régulation du sanglier (surveillance de sites protégés et des réserves naturelles, surveillance de la pêche, pêche électrique et opérations de rempoissonnement, prévention et indemnisation des dégâts aux cultures, suivi de la faune, intervention pour problème faune dans le cadre de la permanence, etc).

Sur Genève, la gestion du sanglier se fait en étroite collaboration avec la commission de la diversité biologique, les milieux agricoles touchés et les milieux de la chasse à nos frontières. Elle comprend une combinaison de politique de régulation des densités, de dissuasion et de protection physique des cultures les plus chères. Une augmentation sensible de la régulation dès 2001 et une politique ciblée de prévention menée par l'Etat en appui aux agriculteurs les plus exposés ont permis de reprendre le contrôle de l'espèce. L'objectif poursuivi est de maintenir les effectifs à des niveaux en accord avec les ressources naturelles (et non agricoles!) du territoire.

La protection des cultures est un complément nécessaire à la régulation mais qui ne peut pas la remplacer. 

Faune sauvage et dégâts aux cultures : mesure en faveur des agriculteurs

Le Conseil d’Etat a adopté la modification de l'article 25 du règlement d'application de la loi sur la faune, concernant une nouvelle mesure relative à la prévention contre les dégâts de la faune sauvage.
Ainsi, il est désormais possible d'apporter un soutien financier aux agriculteurs qui s'impliquent dans la prévention, lorsqu'ils prennent en charge eux-mêmes la pose, l'entretien et la dépose des clôtures destinées à leurs cultures. Cette mesure devrait permettre, notamment, de diminuer les dégâts occasionnés par la faune sauvage et de ce fait les indemnisations accordées par l'Etat à ce titre. (extrait du point de presse du Conseil d'Etat du 30 novembre 2009 (pdf / 157 Ko))

 Pour en savoir plus:


Mise à jour : 05.05.2014