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Les mousses

Les mousses sont des plantes, utilisant la lumière pour fabriquer leur nourriture et qui comme les fougères se reproduisent grâce à des spores. Par contre, elles ne possèdent ni racines, ni véritables vaisseaux conducteurs de sève (présents notamment chez les plantes à fleur et les fougères).

Les mousses, terme commun désignant les bryophytes, regroupent trois grands types :

  • Les anthocérotes
  • Les hépatiques
  • Les mousses

Tortella inclinata est une mousse relativement fréquente à Genève.
Sur cette image, on voit les sporophytes (l’équivalent des fruits des plantes à fleurs).

Chacun d’eux est constitué d’une soie surmontée d’une capsule, qui contient les spores.
© L. Burgisser

Comme tout organisme vivant, les mousses jouent un rôle dans l'équilibre des écosystèmes et plus largement dans l'environnement qui nous entoure. Voici quelques principales fonctions des mousses:

  • La rétention de l'eau grâce à leur fonction d'"éponge"
  • La stabilisation du sol, et donc la limitation de l'érosion
  • La préparation des sols pour accueillir des plantes à fleurs en créant un substrat riche en matière organique. Souvent pionnières sur le minéral, la décomposition des Mousses permet aux autres éléments de la chaine alimentaire de s'installer peu à peu.

Chassons les idées reçues sur les mousses

Malgré leur intérêt en termes de maintien de la biodiversité de notre canton et leurs rôles principaux, les mousses ont souvent, à tort, mauvaise réputation. Il est donc important de faire table rase de ces idées reçues:

  • Les mousses ne servent à rien !
    Non, elles jouent un rôle dans l'équilibre des écosystèmes
  • Les mousses étouffent l'herbe de nos jardins!
    Non, elles poussent où l'herbe ne pousse pas, et lui prépare le terrain
  • Les mousses sur les troncs nuisent aux arbres!
    Non, elles s'accrochent seulement sur les troncs et sont totalement indépendantes pour leur alimentation
  • Les mousses abiment les murs!
    Non, elles ne font que s'y accrocher.
> En savoir plus sur les mousses à Genève
 

Cryphaea heteromallaCryphaea heteromalla
Espèce rare à Genève et se trouve sur les écorces des buissons au bord de l’Allondon notamment
© L.Burgisser
.

Inventaire cantonal des mousses

Entre 2004 et 2011, un inventaire cantonal des "mousses" a permis de connaitre notre patrimoine bryologique et de déterminer les espèces les plus rares et les sites les plus riches du canton. Cet inventaire a permis la publication de l'ouvrage "Les mousses" : Liste rouge, inventaire et initiation aux bryophytes du canton de Genève. Ce document est rédigé de manière à pouvoir être lu par un large public. Il se positionne, comme son titre l'indique, comme une initiation à la bryologie. Didactique, il propose de découvrir l'univers des mousses avec humour, au travers dessins, photos et expériences facilement réalisables.

Suite à cela une liste rouge a été établie. Elle permet de définir la rareté d'un organisme vivant. Elle découle d'un inventaire complet (d'un canton ou d'un pays) de tous les organismes d'un groupe (par exemple : les plantes vasculaires, les insectes, les champignons ou encore les mousses), et d'une évaluation de l'abondance de chaque espèce.

La liste rouge constitue donc un outil de travail primordial pour la conservation de notre biodiversité. Elle permet de fixer les priorités de sauvegarde, et de répondre aux obligations légales du canton liées au règlement sur la protection du paysage, des milieux naturels et de la flore (RPPMF – L 4 05.11).


  © L. Burgisser

Connaître et préserver la richesse des murs de pierre

Une étude ciblée sur les murs de pierre est actuellement menée à Genève. En effet, les murs abritent une richesse insoupçonnée de plantes et d’animaux indigènes : mousses, lichens, champignons, fleurs, lézards et insectes y trouvent refuge. Certains de ces organismes sont aujourd’hui menacés par la disparition de ces habitats ou leur nettoyage.

Pour préserver la biodiversité, mais également en vue d'une meilleure conservation des murs anciens, certaines précautions doivent être prises lors de leur réfection ou nettoyage, l’utilisation de matériaux et de techniques inadaptées pouvant entraîner la dégradation d’un vieux mur à long terme. Par ailleurs, il est utile de rappeler qu’en règle générale, les mousses et les lichens ne détériorent pas les murs et leur nettoyage n'est donc pas indispensable.

Si vous possédez ou connaissez un mur intéressant, ou si vous avez l’intention de faire des travaux de réfection ou de nettoyage sur l'un d'eux, n’hésitez pas à contacter au préalable une experte (h.hinden [at] bluemail.ch) qui se fera un plaisir de venir voir vos murs, vous renseigner et vous conseiller gratuitement.

                     
 

Le saviez-vous ?

Les mousses sont capables de résister à la sécheresse en cessant toute activité et en entrant en "dormance". Elles prennent alors un aspect brunâtre, sec et se referment sur elles-mêmes. Au retour de l'humidité, elles redeviennent vertes, s'ouvrent et recommencent à effectuer leur photosynthèse et donc à se nourrir.

Une expérience a été menée aux Conservatoire et Jardin botaniques sur un échantillon d'herbier vieux d'une trentaine d'années, conservé à l'abri de la lumière et de l'humidité. Cet échantillon a été placé à la lumière et dans un petit peu d'eau.
Ce dernier n'a alors pas tardé à retrouver sa vigueur, et à se reproduire.
Galerie d'image

© L. Burgisser


Mise à jour : 26.06.2014