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Conservation de la flore vasculaire

Un patrimoine menacé

Au cours du 20e siècle, à la suite notamment de l’urbanisation et de l’intensification de l’agriculture, des milieux naturels, tels que les marais ou les prairies maigres, ont disparu et avec eux beaucoup d’espèces. Ce phénomène est particulièrement ressenti à Genève où 40% de la flore cantonale est menacée et environ le quart des espèces ont récemment disparu ou sont au bord de l’extinction. Une protection des espèces est donc nécessaire pour assurer la préservation de cette biodiversité.

Une législation adaptée

En 1966 la Loi sur la Protection de la Nature et du Paysage (LPN) ainsi que son ordonnance (OPN) ont été votée par le peuple suisse. Cette loi protège les milieux naturels ainsi que certaines espèces au niveau national. De plus, elle attribue aux cantons la responsabilité de la protection des milieux et des espèces en établissant la législation cantonale nécessaire.
A Genève, l'adoption en 1976 de la Loi sur la protection des monuments, de la nature et des sites (L 4 05) et en 2007 du Règlement relatif à la protection du paysage, des milieux naturels et de la flore (L 4 05.11) par le Conseil d'Etat en 2007 permet aux autorités de mettre en place des mesures de conservation du patrimoine naturel du canton.

La conservation à Genève

La conservation de la flore vasculaire se fait en étroite collaboration avec les experts scientifiques des Conservatoire et Jardin Botaniques (CJB).

Pour tous les groupes d'espèces de la faune et de la flore, la démarche suivante est mise en place, par le biais de différents outils :

  1. Inventorier les richesses
  2. Evaluer la rareté des espèces

    Ces deux étapes ont abouti en 2006 à la publication de l'Inventaire des plantes vasculaires avec liste rouge, en partenariat avec les CJB.
     
  3. Etablir une priorité parmi les espèces menacées
  4. Localiser les espèces et sites prioritaires

    Ces étapes ont mené en 2011 à la publication de la Liste des espèces et sites prioritaires, en partenariat avec les CJB.
     
  5. Rédiger des plans d'action pour les espèces prioritaires (comme le Laser de Prusse, la Ludwigie des marais, le Pigamon jaune, etc.) et des plans de gestion pour les sites
  6. Evaluer l'évolution des populations des espèces au cours du temps

Les outils ci-dessus sont remis à jour tous les 10 ans (sauf pour l'Atlas, tous les 20 ans).

Les relevés des espèces sont conservés et peuvent être consultés dans les bases de données nationales du centre du réseau suisse de floristique (CRSF).

Au niveau international, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites) fixe les règles pour l'importation d'espèces rares.

Pour en savoir plus :


Mise à jour : 11.03.2015