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Nature

Chasse

Genève sans chasse depuis 1974

En 1974, suite à une initiative populaire lancée par les milieux de protection des animaux, le peuple genevois a voté l'interdiction de la chasse sur tout le territoire du canton de Genève. Depuis, la situation genevoise est régulièrement au centre des débats chasse et anti-chasse dans toute l'Europe.
Sur place, après un quart de siècle, le bilan est globalement très positif:

  • Au niveau des oiseaux d'eau, le nombre d'hivernants a plus que décuplé et il n'y a jamais eu une telle richesse et diversité de canards sur notre lac et nos cours d'eau.
     
  • Au niveau de la petite faune (petit gibier), les densités de lièvres du canton comptent parmi les plus élevées de Suisse et on n'a jamais fait autant d'efforts pour conserver l'habitat des dernières populations nationales de lapins et de perdrix en collaboration avec l'agriculture.
     
  • Au niveau du grand gibier, les populations d'ongulés se portent bien, le chevreuil est présent dans la plupart des massifs, le cerf a pris pied sur le canton et se développe favorablement et le sanglier est aussi solidement établi.
     
  • Le public intéressé par la faune se réjouit de pouvoir observer facilement une telle diversité d'espèces sur le canton et tout le monde apprécie de pouvoir se promener toute l'année dans nos campagnes sans dérangement ou risque d'accident de chasse.
     
  • Les tirs de régulation effectués par les gardes pour limiter les animaux posant des problèmes importants (les sangliers en particulier) sont réalisés avec professionnalisme de manière à causer un minimum de stress et de souffrance, ce qui les différencie nettement des battues pratiquées dans les régions avoisinantes.
     
  • Au niveau des dommages et à l'exception des dégâts causés par une seule espèce : le sanglier, ils sont restés à un niveau tout a fait acceptable pour les agriculteurs. Pour le sanglier, les dégât ont atteint des sommes considérables dans les années 2000-2002, ce qui a nécessité la mise en place d'une nouvelle gestion de l'espèce. On rappellera toutefois que de nombreuses autres régions (dont une dizaine de canton de Suisse) sont actuellement confrontées à des difficultés de gestion de l'espèce.
     
  • Sur le terrain, le corps des gardes de l'environnement réalise une part importante de la gestion de la faune. Cette gestion (observation, surveillance, prévention des dégâts et régulation) représente environ l'équivalent de 3 postes à plein temps et ne représente qu'une petite fraction du budget cantonal de la protection de la nature.

Si le bilan genevois de gestion de la faune sans chasse est largement positif, il va toutefois de soi que cette expérience ne peut être extrapolée telle quelle à des territoires différents (du point de vue géographique et/ou culturel).


Mise à jour : 08.08.2013