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Genève restitue à l’Égypte un vestige archéologique volé vieux de plus de 4000 ans

Communiqué de presse

Communiqué de presse - Ministère public
02.03.2016

Dans le cadre d’une procédure pénale ouverte pour escroquerie, la plaignante a demandé au Ministère public de restituer à la République arabe d’Égypte une tablette des sept huiles sacrées de grande valeur qui avait été volée à ce pays.

La plaignante avait acquis d’un marchand connu une tablette en albâtre des sept huiles sacrées (illustrations annexées) datée de la 5e ou de la 6e dynastie, gravée sur le territoire de l’actuelle République arabe d’Égypte entre 2460 et 2150 env. avant l’Ère chrétienne pour un certain Menu-Inu (ou Inoumin), décrit comme «secrétaire de la Maison du Matin», soit un haut dignitaire de l’entourage immédiat du roi.

La Maison du Matin désignait le vestiaire du roi, mais aussi un espace du temple consacré au rituel de purification ainsi qu’un lieu du rite funéraire consacré à l’ouverture de la bouche. Les sept huiles sacrées étaient utilisées depuis la plus haute antiquité égyptienne pour les rituels funéraires, dans le but d’assurer la résurrection du défunt dans le cycle éternel de la vie. Sur les colonnes de la tablette, de droite à gauche, on peut lire la description des huiles de parfum de fête, de célébration (hékénou), de sacrifice (sefeti), de nékhérem, d’invocations (touaout), de ash (cèdre/pigne), et de Libye.

Après avoir acquis la tablette, la plaignante a été alertée par un spécialiste et s’est aperçue que celle-ci avait été découverte lors de fouilles conduites par des archéologues à Saqqâra en 1996, et qu’il était très probable qu’elle avait par la suite été volée du magasin de fouilles dans lequel elle était entreposée, avant d’être exportée d’Égypte.

La plaignante, qui souhaite conserver l’anonymat, a exprimé le souhait que la tablette soit restituée sans attendre à l’Égypte.

Le procureur Claudio Mascotto, chargé de la procédure, a remis ce jour l’objet à l’ambassade d’Égypte à Berne par l’intermédiaire du coordinateur des biens culturels de l’Office fédéral de la police (fedpol). La restitution intervient dans le cadre d’une procédure pénale nationale.

La Suisse est par ailleurs liée à l’Égypte par un accord du 14 avril 2010 concernant l’importation et le transit illicites ainsi que le retour d’antiquités à leur lieu d’origine.

Les autorités suisses et égyptiennes coopèrent activement dans le domaine des biens culturels. L’enquête pour escroquerie suit son cours et aucune autre information ne sera donnée par le Ministère public genevois.    

Note: 4 illustrations de la tablette — qui peuvent être reproduites gratuitement mais pas commercialisées — figurent en annexe. Crédit: © Ministère public genevois  

Illustration 1 - Illustration 2 - Illustration 3 - Illustration 4

Contact: Henri Della Casa, chargé de relations médias, PJ, +41 (0)22 327 62 77,  communication_AT_justice.ge.ch

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