Rentes
Les rentes ne sont soumises à une imposition à la source que lorsque la Suisse n'a pas conclu de convention de double imposition (CDI) avec l'Etat de domicile du bénéficiaire ou si la CDI en vigueur attribue à la Suisse la compétence de les imposer.
Les tableaux des conventions de double imposition indiquent dans quels cas les rentes de droit privé et les rentes de droit public doivent faire l'objet du prélèvement de l'impôt ('oui').
Si la CDI en vigueur ne prévoit pas l'imposition en Suisse, la rente doit être versée dans son intégralité ('non').
L'institution de prévoyance doit alors s'assurer que le bénéficiaire a bien son domicile dans l'Etat concerné et doit le vérifier périodiquement sur la base d'un certificat de vie ou d'une attestation de domicile.
- Tableau n°1 (prestations de prévoyance versées par les institutions de droit privé).
- Tableau n°2 (prestations de prévoyance versées par les institutions de droit public).
Rentes d'invalidité inférieures à 100 %
Les rentes d'invalidité correspondant à un degré d'invalidité inférieur à 100 % font toujours l'objet du prélèvement de l'impôt à la source, dans la mesure où les bénéficiaires, domiciliés à l'étranger, exercent encore une activité lucrative dans le canton de Genève (notamment les frontaliers).
Dans le cas contraire, elles peuvent être imposables, selon la CDI applicable.
Prestations en capital
Les prestations en capital sont toujours soumises à l'impôt à la source. S'il n'y a pas de CDI entre la Suisse et l'Etat où est domicilié le bénéficiaire de la prestation en capital, l'impôt à la source est définitif.
En revanche, si l'Etat de domicile du bénéficiaire a conclu avec la Suisse une CDI prévoyant l'imposition de ces prestations dans cet Etat, l'impôt n'est pas définitif et le contribuable peut en demander la rétrocession, dans un délai de 3 ans.
Cette demande se fait en remettant à l'administration fiscale une attestation confirmant que l'autorité fiscale compétente de l'Etat de son domicile à l'étranger a connaissance du versement. La formule officielle de demande de remboursement peut être téléchargée ci-dessous.
Dès le 1er janvier 2011, les personnes résidant en France (voir autres exceptions dans les conventions de double imposition) doivent joindre les justificatifs prouvant que les prestations en capital ont été imposées en France.
Les tableaux des conventions de double imposition indiquent dans quels cas le contribuable dispose du droit de demander la rétrocession de l'impôt prélevé lors du versement d'une prestation en capital.
Prestations en capital versées au lieu des rentes
L'impôt à la source doit être prélevé sur de telles prestations dans les cas où les bénéficiaires, domiciliés à l'étranger, exercent encore une activité lucrative dans le canton de Genève (notamment les frontaliers). Dans ces cas, une demande de rétrocession ne peut pas être présentée.
Lorsque les bénéficiaires n'exercent plus d'activité lucrative dans le canton de Genève, ces prestations sont imposables selon la CDI applicable.
* Partenariat enregistré au sens de la loi fédérale du 18 juin 2004 sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe.