République et canton de Genève

Grand Conseil

M 1265-A
Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la motion de Mmes et MM. Anne Briol, Jeannine De Haller, Alain Etienne, Chaïm Nissim, Myriam Lonfat proposant une extension du réseau de pistes cyclables à Genève

Débat

M. Hugo Zbinden (Ve). Nous les Verts, nous ne sommes pas tout à fait satisfaits de cette réponse du Conseil d'Etat. Ce dernier se félicite de l'aménagement de ce parcours bucolique éloigné de la grande route, qui peut certes servir pour le cyclotourisme mais qui n'est pas vraiment pratique pour le pendulaire voulant se déplacer vite pour aller en ville.

Malheureusement, la vision que l'on a encore du vélo à Genève est que c'est bien pour les loisirs ou pour le sport, mais il n'est pas encore considéré comme un véritable mode de transport, même pour des distances de 10 ou 20 kilomètres.

La solution alternative, en suivant la route Suisse au bord du lac, n'est de loin pas satisfaisante. Certes, il y a une piste cyclable, mais il y a de grands problèmes - surtout à l'entrée ou à la sortie de Genève - avec les voitures garées juste à côté ou les piétons. C'est vraiment dangereux.

On trouve assez souvent des obstacles sur les grands axes: il y a des rebords, des espèces de trottoirs qu'il faut monter, des courbures dans les virages beaucoup trop serrées qui obligent à freiner: sur la route principale, les cyclistes doivent céder la priorité aux voitures... Tout cela n'est pas franchement fait pour encourager les gens à prendre leur vélo pour aller au travail.

Nous déplorons donc cette situation et nous encourageons le Conseil d'Etat et les autorités à faire davantage pour les cyclistes et pour que le vélo soit véritablement perçu comme un mode de transport. Il faut que l'on profite de ce potentiel pour la mobilité.

M. Jean-Claude Ducrot (PDC). Je n'aimerais pas faire de la surenchère sur ce rapport du Conseil d'Etat, mais, suite aux propos qui viennent d'être tenus, je tiens à dire moi aussi qu'il y a véritablement quelques points noirs dans le trafic routier, notamment quand il s'agit d'encourager les cyclistes à prendre leur petite reine.

En effet, on voit trop souvent des cyclistes découragés par les dangers inhérents à des endroits pas toujours faciles à aménager. Ils sont parfois plus en sécurité sur la route, même s'ils gênent les véhicules, que d'être sur la piste cyclable. C'est donc un tout. Et si l'on veut, dans le cadre du développement durable, amener un peu plus d'encouragement à utiliser la petite reine, je pense qu'il faudra à l'avenir donner un peu plus de place aux cyclistes.

La présidente. Avant de passer la parole à M. Stauffer, je vous rappelle que nous sommes en procédure des extraits.

M. Eric Stauffer (MCG). Je vais être très bref. Simplement pour encourager mes deux préopinants. Il y a effectivement beaucoup de problèmes de trafic à Genève. Au Mouvement Citoyen Genevois nous l'avons remarqué. Et je vous rappelle que, d'ici quelques points, nous parlerons de la ceinture verte qui, justement, devrait mettre un terme... (Exclamations.) ... à ces problèmes d'engorgement du trafic. Je vous encourage donc, Mesdames et Messieurs - et surtout vous, Mesdames et Messieurs les Verts et les socialistes qui prônez la mobilité sur les deux-roues et l'air pur - à soutenir la motion «Créer une ceinture verte». Merci, Madame la présidente.

La présidente. Ne vous faites aucun souci, nous avons tous attaché notre ceinture verte.

Le Grand Conseil prend acte du rapport du Conseil d'Etat sur la motion 1265.