Consommation et affaires vétérinaires

Le SCAV

Consommation

Eaux de piscines

Affaires vétérinaires

Informations au public

Publications

Espace Médias

Consommation et affaires vétérinaires

Une large palette de denrées alimentaires et d'objets usuels sous la loupe des chimistes cantonaux romands (publié le 08.06.2012)

Dans le cadre de leur accord de coopération régionale renforcée dans les domaines du contrôle des denrées alimentaires et des objets usuels, les six cantons romands organisent chaque année un programme de contrôles coordonnés sur tout le territoire romand en s'appuyant sur les compétences techniques et scientifiques de chaque partenaire. Le programme 2011, comprenant 34 campagnes de contrôles et plus de 2'600 produits analysés, offre un bilan peu satisfaisant. En effet, 14 % des échantillons prélevés ne répondaient pas aux exigences légales, ce taux atteignant jusqu’à 80 % des échantillons pour certains produits.

En 2011, 2'633 échantillons ont été prélevés pour être analysés dans les cantons responsables des différentes campagnes. Sur l'ensemble des échantillons, 376 produits, soit 14 %, se sont révélés non-conformes à la législation en vigueur et ont été contestés par les chimistes cantonaux. Ce taux très élevé en 2011, contre environ 5 % en 2010, provient essentiellement d'une campagne sur les compléments alimentaires à base de plantes. Celle-ci a révélé que plus de 80% des 235 produits testés étaient non-conformes à la législation, soit pour la présence de plantes à usage médicinal, de contamination en plomb, ou encore pour des problèmes d'étiquetage comportant des allégations thérapeutiques non autorisées.

L'utilisation interdite, ou en trop grande quantité, de colorants dans diverses denrées alimentaires telles que les articles de confiserie, les boissons ou les épices - avec près de 20 % des échantillons qui ne respectaient pas les normes légales - et des dépassements trop fréquents des teneurs en pesticides dans les épices (11% des produits testés) sont deux points qui font et feront encore l'objet de contrôles réguliers pour améliorer une situation inacceptable à l'heure actuelle.
Plusieurs campagnes ont aussi porté sur des contrôles d'authenticité des denrées alimentaires, avec notamment l'identification des espèces de crustacés, de poissons ou de riz basmati. Là également, des taux importants de non-conformités ont été relevés dans ce domaine avec respectivement 26 et 67 % de contestations pour les poissons et le riz basmati.

Dans le domaine des objets usuels (cosmétiques, objets entrant en contact avec les denrées alimentaires ou avec la peau et les muqueuses), 37 % des objets métalliques testés, tels les bijoux ou les boutons de vêtements, ont montré des teneurs trop élevées en nickel, pouvant provoquer de graves allergies cutanées chez les personnes sensibles à cet élément chimique. Cet aspect fera l'objet de l'attention des chimistes cantonaux qui renforceront leurs exigences quant à l'autocontrôle que doivent appliquer les entreprises commercialisant ces objets.

Pour tous les échantillons ne répondant pas aux exigences légales, des mesures administratives et/ou pénales ont été ordonnées et, dans les cas les plus graves, les produits ont été retirés du marché.
Ces contrôles coordonnés au niveau romand permettent une meilleure protection des consommateurs avec des contrôles d'une très grande diversité ayant trait tant à la sécurité alimentaire qu'à la lutte contre la tromperie.
 

Pour tout complément d'information:

  • Dr Patrick Edder, chimiste cantonal du canton de Genève (tél 022 546 56 00)
  • Dr Bernard Klein, chimiste cantonal du canton de Vaud (tél 021 316.43 43)
  • Dr Pierre Bonhôte, chimiste cantonal du canton de Neuchâtel (tél 079 410 65 91)
  • Dr Jean-Marie Pasquier, chimiste cantonal du canton de Fribourg (tél 026 305 80 10)
  • Dr Elmar Pfammatter, chimiste cantonal du canton du Valais (tél 027 606.49 50)