Vaccination des enfants
Toutes les vaccinations des enfants doivent être inscrites sur le certificat de vaccination. Ce carnet est fourni par les mairies après la naissance et doit être présenté à chaque consultation médicale. En cas de perte, contactez le médecin traitant de votre enfant qui le remplacera.
Contrôle des certificats de vaccination
Lorsque les enfants atteignent l'âge de 28 mois, la Direction générale de la santé effectue un contrôle des certificats de vaccination. Les parents sont tenus de répondre à cette demande même si l'enfant n'est pas vacciné. Ce contrôle s'inscrit dans un cadre légal (vaccination obligatoire contre la diphtérie). Il permet aussi de rappeler à des parents "distraits" de faire vacciner leur enfant.
Le contrôle des certificats de vaccination permet de produire des statistiques utiles pour estimer le risque épidémique cantonal pour les maladies évitées par la vaccination. Statistiques sur la vaccination des enfants de 28 mois à Genève, Suisse: Evolution sur six ans, 1995-2000 (Pdf | 292 Ko)
Les vaccinations sont également contrôlées dans les écoles publiques par le Service de santé de la jeunesse (SSJ) du Département de l'instruction publique , de la culture et du sport (DIP)
Vaccination obligatoire contre la diphtérie
A Genève, la vaccination contre la diphtérie est obligatoire. Toute demande de dispense, accompagnée d'un certificat médical, doit être motivée et adressée à la Direction générale de la santé par le détenteur de l'autorité parentale.
Réduction du risque épidémique par la vaccination
La vaccination des enfants les protège mais elle permet aussi d'éviter les épidémies. Si le nombre d'enfants vaccinés est insuffisant, une épidémie peut survenir. C'est ce qui s'est passé en Suisse en 2003, en 2005 et à nouveau en 2007-2008. Ces importantes épidémies de rougeole ont touché plus de 130 personnes à Genève. De nombreux malades (environ 15 %) ont dû être hospitalisés. Très peu avaient été vaccinés avec deux doses. L'épidémie qui a débuté en 2007 a fait plus de 3000 victimes en Suisse. Elle a sévi avec la plus forte intensité dans les groupes de population et les régions du pays insuffisamment vaccinées, en particulier en Suisse alémanique.
Certains parents sont parfois réticents à faire vacciner leurs enfants. Les raisons en sont connues et de mieux en mieux documentées. Une information scientifique, indépendante des producteurs de vaccins, valide et neutre de tout préjugé est indispensable. Elle constitue la base des recommandations des autorités sanitaires.
En savoir plus :
- Les recommandations des autorités sanitaires:
- Les recommandations de la Société suisse de pédiatrie (SSP)
- Les données scientifiques sur la vaccination :
- InfoVac
- site du National Network for Immunization Information (NNii), (en anglais)
- L'adhésion et la résistance aux vaccinations infantiles :
Les maladies évitées par la vaccination
- Diphtérie
La diphtérie est une angine grave dont les complications respiratoires peuvent être mortelles. Certains pays d'Europe en connaissent encore des épidémies.
- Tétanos
Le tétanos est une maladie du système nerveux. Des cas de tétanos continuent de survenir dans notre pays, la maladie étant provoquée par un germe présent dans le sol.
- Coqueluche
Cette maladie respiratoire est encore fréquente, même chez les adultes. Elle peut être très grave, en particulier pour les tout petits enfants.
- Poliomyélite - pour plus d'informations
Cette terrible maladie dont les séquelles sont définitives (paralysie) a disparu de notre pays depuis 20 ans. Des épidémies continuent de survenir en Afrique, en Asie et parfois même en Europe. La poursuite de la vaccination devrait permettre d'éliminer bientôt cette maladie.
- Haemophilius influenzae
Cette bactérie est la cause de méningites et autres maladies graves chez les nourrissons et les petits enfants.
Le vaccin contre ces cinq maladies est généralement administré en une seule injection. La vaccination commence à partir de l'âge de deux mois. L'enfant doit recevoir quatre doses avant l'âge de deux ans, ainsi que des rappels entre 4 et 7 ans et entre 11 et 15 ans.
- Rougeole, Oreillons, Rubéole - pour plus d'informations
Ces trois maladies sont encore trop fréquentes dans notre pays. Elles peuvent provoquer des atteintes graves et définitives, notamment du système nerveux.
Le vaccin combiné contre ces trois maladies comprend 2 doses, la première à l'âge de 12 mois et une autre entre 15 et 24 mois.
- Infections à pneumocoques
Les pneumocoques sont des bactéries responsables de nombreuses maladies plus ou moins graves comme des otites, des pneumonies, des méningites ou des infections du sang (septicémie).
Trois doses de vaccin sont nécessaires pour une protection optimale. Les injections peuvent être faites en même temps que celles des vaccins de base des nourrissons, à l’âge de 2, 4 et 12 mois.
- Infections à méningocoques
Dans la population, environ 15% des personnes ont des méningocoques dans le nez ou la gorge, sans être malades. Si cette bactérie traverse les muqueuses et envahit le sang, elle peut provoquer une méningite ou une septicémie (infection du sang), qui sont des maladies infectieuses très graves.
Les infections à méningocoques surviennent généralement avant 5 ans ou entre 15 et 19 ans. La première vaccination est donc recommandée entre 12 et 15 mois et la seconde entre 11 et 15 ans.
- Hépatite B - pour plus d'informations
Cette maladie est provoquée par un virus qui infecte le foie. Elle peut aboutir à la cirrhose ou au cancer. Le virus est transmis par voie sexuelle et par le sang.
La vaccination de l'hépatite B est recommandée pour tous les adolescents. Elle peut cependant être faite dès le plus jeune âge. Elle est indiquée dès la naissance (en cas d'infection chez la mère), chez les enfants originaires de pays où l'hépatite B est fréquente (Afrique, Asie, Océanie et certaines régions d'Amérique latine) ou en cas de risque de contagion par l'entourage. Elle est aussi vivement recommandée pour tous les professionnels de la santé.
- Hépatite A - pour plus d'informations
Cette maladie est provoquée par un virus qui infecte le foie. Elle peut être mortelle en particulier chez les personnes déjà infectées par le virus de l'hépatite C. Le virus de l'hépatite A est transmis par les aliments ou autres produits souillés par des matières fécales, par du matériel d'injection non stérile et lors de rapports sexuels anaux non protégés.
La vaccination est indiquée aux voyageurs à destination de pays où les conditions d’hygiène sont défavorables, aux enfants originaires de ces pays et y retournant temporairement, aux personnes en contact étroit avec un malade ayant une hépatite A, aux utilisateurs de drogues injectables et à ceux qui s’en occupent, aux hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, aux patients avec une maladie hépatique chronique et aux personnes à risque d’exposition en raison de leur activité professionnelle (travailleurs dans les égouts, personnel de laboratoire de microbiologie, etc.). La vaccination de l'hépatite A est gratuite pour les consommateurs de drogues et les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes dans le cadre de l'assurance obligatoire des soins (LAMal).
- Virus HPV
Les virus HPV sont la cause la plus fréquente d'infection sexuellement transmissible. On estime que plus de 70% des hommes et des femmes sexuellement actifs sont contaminés dans leur vie. Le risque de contagion est le plus important entre 15 et 26 ans.
Certains virus HPV causent des verrues génitales (appelées condylomes). D'autres passent inaperçus mais ils peuvent persister très longtemps. Dans ce cas, ils vont provoquer, chez une femme sur quatre ou cinq environ, le développement de pré-cancers ou cancers du col de l'utérus. En Suisse, chaque année, plus de 5'000 femmes développent un pré-cancer, 320 présentent un cancer et environ 100 en meurent.
Les virus HPV se transmettent par voie sexuelle. Les préservatifs protègent des maladies sexuellement transmissibles mais dans le cas des virus HPV, ils ne sont pas suffisants. Le virus est en effet également présent sur des zones non couvertes par le préservatif.
Pour en savoir plus, voir le site de l'OFSP
La vaccination contre les HPV est recommandée aux jeunes filles dès 11 ans. Elle est gratuite dans le cadre du programme cantonal à Genève. Ce programme s'adresse aux adolescentes assurées LAMal, ayant plus de 11 ans et moins de 19 ans révolus.
Le vaccin est également gratuit pour les enfants des frontaliers et les jeunes femmes clandestines qui sont au bénéfice de l'assurance obligatoire de soins auprès d'un assureur suisse.
En savoir plus :
- Informations complémentaires : site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP)
- InfoVac : Maladies que l'on peut éviter grâce à la vaccination
Mise à jour, 11 mars 2013


