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Journée internationale contre le bruit : moins on s'entend, mieux on s'entend ! - 23.04.2010

Le 28 avril prochain, la Suisse célèbre la journée internationale contre le bruit, en mettant cette année l'accent sur le bruit lié aux activités de loisirs. Cette journée est l'occasion de rappeler qu'à Genève aussi de nombreuses personnes sont victimes de ces nuisances sonores.

Prendre conscience de ces impacts et mettre en œuvre quelques gestes simples permet dans de nombreux cas de limiter ce type de bruit. C'est dans cet esprit que le Canton de Genève lance ce printemps la campagne "Moins on s'entend, mieux on s'entend !". Cette dernière vise à sensibiliser la population en rappelant, avec un ton dépassionné, l'importance du respect mutuel pour la qualité de vie de tous.


 

Les loisirs font grand bruit

Pour la 6ème fois consécutive, la Suisse participe à la journée internationale contre le bruit, célébrée cette année le 28 avril 2010. Le thème de la campagne nationale, intitulée "les loisirs font grand bruit" met l'accent sur les impacts sonores souvent sous-estimés de ces derniers. Ainsi à Genève, 38% du trafic routier - une source majeure de bruit dans notre canton - sont dus à des déplacements effectués dans le cadre de loisirs. Ces derniers entraînent des impacts d'autant plus marqués qu'ils ont souvent lieu durant les week-ends ou en soirée, des périodes pendant lesquelles les riverains aspirent à juste titre à un plus grand calme.

A Genève, les principales causes de plaintes en matière de bruit sont, outre la circulation motorisée et les chantiers, les bruits issus de comportements. Une partie significative de ces derniers sont eux aussi liés à la pratique d'activités de loisirs - notamment la musique ou les fêtes. En effet, que les évènements festifs aient lieu dans un contexte privé ou dans le cadre d'établissements publics, la course aux volumes caractérise trop souvent ces soirées, au risque d'entraîner non seulement des atteintes pour le voisinage mais aussi des dommages auditifs pour les noctambules.

Des volumes sonores trop élevés pour une majorité des noctambules

Paradoxalement, cet état de fait va à l'encontre des attentes des participants. En effet, selon un sondage réalisé par l'Etat de Genève en 2008 auprès de 400 jeunes de 16 à 34 ans, une majorité d'entre eux qualifie les niveaux sonores des clubs, discothèques et des concerts technos comme trop élevés et 6 personnes sur 10 affirment être gênées au moins ponctuellement par les volumes de la musique qui est diffusée. Contre toutes attentes, les jeunes interrogés sont peu enclins à faire part de leur malaise et les plaintes des participants des soirées s'avèrent être un très mauvais indicateur de leur satisfaction : seuls 2 personnes sur les 400 jeunes inclus dans l'étude informent les responsables de la gêne éprouvée !

Les bruits indirects sous-estimés

Par ailleurs, les bruits issus indirectement des soirées - trafic motorisés, autoradios, attroupements devant les lieux festifs, etc. - sont souvent largement sous-estimés par les noctambules. De plus, avec l'arrivée des beaux jours, propices aux terrasses, ainsi que la récente entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics encourageant les séjours prolongés à l'extérieur, les fêtards peuvent être à l'origine de nuisances réelles pour les riverains, notamment pendant les heures nocturnes.

Cependant, bien souvent, il suffit de prendre conscience de ces impacts et d'adopter quelques gestes simples (voir l'encadré) pour éviter de telles situations. C'est aussi la meilleure façon d'assurer une cohabitation harmonieuse en vue du maintien d'une offre de loisirs riche et diversifiée compatible avec la qualité de vie de tous. Il faut en effet garder à l'esprit que, selon les circonstances, chacun peut être à la fois fauteur ou victime de bruit.

Chacun a un rôle à jouer !

Bruit de la fête
  • Respecter le voisinage en gardant les portes et les fenêtres fermées
  • Éviter de faire du bruit autour du lieu de rassemblement (éclats de voix, claquements de portières, autoradio, démarrage des véhicules, etc.), notamment la nuit
  • Ne pas attendre d'avoir mal aux oreilles pour réagir : en cas de sifflements, avertir le responsable de la sonorisation et faire baisser le volume
  • Ne pas céder aux effets de mode : rappeler aux gérants d'établissement ou au DJs que la convivialité d'un lieu doit primer sur les volumes sonores et se souvenir que le plaisir des uns ne justifie ni des nuisances pour les autres ni des atteintes à la santé.
Bruit de la circulation
  • Privilégier la mobilité douce (marche, vélo...) ou les transports publics plutôt que les transports individuels motorisés
  • Adopter une conduite souple et respectueuse (éco-conduite, aussi bien pour l'environnement que financièrement, pour en savoir plus : www.ge.ch/mobilite/ecodrive)
  • Opter pour un choix de véhicule et de pneumatiques moins bruyants (ces derniers ne doivent jamais être sous-gonflés - pour en savoir plus : www.ge.ch/bruit/pneus).
     
Bruit de voisinage
  • Les excès de bruit (les bruits qui dépassent les limites de la tolérance) sont interdits à toute heure
  • Les heures nocturnes ne sont pas compatibles avec des activités bruyantes
  • La brochure "Bruit de voisinage" peut être commandée gratuitement en appelant Info-Service au 022 546 76 00 ou téléchargée sur www.ge.ch/bruit/voisinage.

 

 

Moins on s'entend, mieux on s'entend !

Si parfois des aménagements techniques peuvent contribuer à atténuer certaines émissions sonores, dans de nombreux cas, diminuer les excès dépend davantage de comportements individuels que de solutions techniques.

Par conséquent, attirer l'attention sur ce sujet en rappelant les responsabilités de chacun est déjà un premier pas vers la solution.
 

C'est dans cet esprit que l'Etat de Genève lance la campagne "Moins on s'entend, mieux on s'entend !" visant à sensibiliser le public au bruit dans des situations du quotidien. Traité avec une pointe d'humour, grâce au dessin de Mix et Remix, ce message consensuel et dépassionné peut toucher toutes les générations et souligne que tout le monde est gagnant en diminuant les atteintes à la tranquillité publique.

 

Les visuels feront l'objet d'un grand affichage ce printemps et seront mis à la disposition des communes et des régies genevoises.

Pour tout complément d'information :
M. Philippe Royer - directeur du service de protection contre le bruit et le rayonnement non ionisant
tél. +41 (22) 388 80 41
 


Mise à jour : 09.07.2013