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Bruit

Journée internationale contre le bruit : Comment Genève piège le bruit routier - 29.04.2014

Cette année, la Journée internationale contre le bruit est célébrée le 30 avril. Elle a pour thème le bruit routier. Une source de nuisance environnementale très importante, contre laquelle l’Etat de Genève lutte activement depuis plusieurs années afin d’atteindre des niveaux acceptables, a rappelé M. Luc Barthassat, conseiller d’Etat chargé du département de l’environnement, des transports et de l’agriculture.

M. Philippe Royer, directeur du service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants, tient le micro en présence de M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture, et de M. Christian Gorce, directeur des ponts et chaussées.

M. Philippe Royer, directeur du service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants, tient le micro en présence de M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture, et de M. Christian Gorce, directeur des ponts et chaussées.

Le bruit est l’une des nuisances environnementales les plus répandues, dans un canton urbain comme Genève, mais aussi en Suisse et en Europe. Les nuisances sonores constituent une menace à ne pas négliger pour la qualité de vie de chacun et la santé publique ; par ailleurs, il faut aussi être conscient que le bruit représente un coût économique très important, puisque l’Office fédéral de l’environnement l’évalue à plus d’un milliard par an !

Le trafic routier est la principale source de bruit, en terme de nombre de personnes touchées : en Suisse, plus d’un million d’habitants souffrent du bruit ; à Genève 120'000 personnes subissent des niveaux de bruit excessif, soit environ un tiers des habitants du canton.

Mesures à la source

C’est pour cette raison que, depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance fédérale sur la Protection contre le bruit (OPB), la Confédération, les Cantons ainsi que les Communes ont l’obligation légale d’assainir les routes les plus bruyantes qui dépassent les limites légales d’exposition au bruit. La date limite est 2018. A Genève, la politique publique liée à la mobilité s’attache à veiller au respect de la qualité de vie des riverains et habitants situées en bordure des routes cantonales. Le département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) officie comme autorité compétente pour l'application de cette législation.

Depuis une dizaine d’années l’Etat est actif dans la lutte contre le bruit routier, l’une des principales sources de bruit. Un crédit d’investissement de 85 millions voté par le Grand Conseil en 2003 permet de financer l’étude et la réalisation d’actions de lutte contre cette nuisance. Un plan des mesures d’assainissement du bruit routier identifie les actions et les moyens techniques efficaces.

 La pose de revêtement phonoabsorbant sur les routes est l’un de ces moyens. Genève est un canton pionnier ; il a été l’un des premiers à adopter ces revêtements, en 1997 déjà, et reste un de ceux qui en posent le plus; même si les mesures de restriction budgétaire ont naturellement un impact dans ce domaine aussi. A ce jour, plus de 74 kilomètres ont déjà été posés.

Carotte de revêtement de route avec enrobé phonoabsorbant en surface

En parallèle, d’autres mesures doivent être adoptées, telles que des aménagements de la chaussée (trottoirs plus larges, voitures éloignées des façades, etc.) ainsi que des mesures de circulation (modération du trafic, etc.)

La Confédération participe à la prise en charge des interventions à hauteur d’un sixième des coûts engagés. Une Convention alloue sur le plan national un financement de 23 millions entre 2012 et 2016.

L'assainissement permet de réparer les erreurs du passé. En ce qui concerne le présent et l’avenir, la législation (OPB) prévoit des mesures en termes d'aménagement du territoire et de constructions nouvelles pour éviter d'exposer plus de personnes à des niveaux de bruit élevés. Cette complémentarité avec l'assainissement permet de limiter les expositions au bruit et de garantir un bien être à long terme pour la population.

Les communes ont, elles aussi, à assainir leurs routes communales lorsqu’elles dépassent les normes de bruit autorisées ; de même que la Confédération, pour l’autoroute de contournement. La date limite d’assainissement pour cette dernière est fixée à mars 2015.

Mesures sur le chemin de propagation

Si les mesures à la source sont les plus importantes et les plus efficaces contre le bruit, il peut  également se révéler judicieux d’agir sur le chemin de propagation, en utilisant par exemple des buttes ou en installant des parois anti-bruit.

Mesures palliatives

Si cela n’est pas proportionné d’un point de vue économique ou techniquement impossible,  comme c’est souvent le cas à l’intérieur des agglomérations, restent encore les mesures palliatives que sont l’isolation acoustique des bâtiments avec notamment la pose de fenêtres isolantes lorsque les valeurs d’alarme sont atteintes. Dans ce cas, les propriétaires des bâtiments ont l’obligation d’insonoriser leurs locaux sensibles au bruit et les détenteurs de routes doivent financer ces travaux.

Et chaque conducteur

Enfin, il est bon de rappeler que chaque conducteur peut aussi agir de manière efficace et sans trop d’effort pour améliorer sa qualité de vie et celle de ses voisins. Ainsi, le choix d’une nouvelle génération de pneus dits « silencieux » a un fort impact dont la plupart des gens ne se doutent pas. Ces pneus existent sur le marché depuis plusieurs années. Chaque conducteur peut aussi apprendre à conduire selon la méthode Eco Drive, qui permet de diminuer sensiblement le bruit comme les autres nuisances environnementales.

Compte tenu de son expérience dans ce domaine et grâce aux réalisations déjà accomplies, Genève devrait parvenir à tenir l’échéance de 2018. Grâce aussi à l’engagement de chacun, la qualité de vie pourrait augmenter notablement dans le canton.

Quelques chiffres-clé

  • 1,3 millions de personnes, en Suisse, sont exposées à des niveaux de bruit excessifs
     
  • 120'000 personnes, à Genève, sont exposées à des niveaux de bruit excessifs
     
  • Augmenter le bruit de 3 décibels, sur l’échelle logarithmique, correspond à doubler les sources de bruit (par exemple, doubler le trafic automobile)
     
  • 23 millions de francs est la part de subventions de la Confédération pour la période 2012-2016
     
  • 85 millions ont été votés par le Grand Conseil en 2003 pour financer l’assainissement routier
     
  • 31 mars 2018 est la date où toutes les routes cantonales et communales doivent être assainies, selon l’OPB (Ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit)
  • 8 à 10 décibels sont gagnés grâce aux revêtements phonoabsorbants neufs de dernière génération
     
  • 74,5 kilomètres de revêtement phonoabsorbant ont déjà été posés sur les routes cantonales
     
  • 56 kilomètres de revêtement phonoabsorbant doivent être posés d’ici 2018 sur les routes cantonales
     
  • 20 voitures qui roulent en conduite Eco Drive produisent moins de bruit qu’une seule voiture roulant à 4'000 tours/minute
     
  • 3 décibels de moins sont produits par un pneu dit « silencieux », soit la moitié du bruit produit par un autre pneu

 

Compléments d'information:

Pour tout complément d'information :

  • M. Philippe Royer, directeur du service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants +41(22) 388 80 41
  • M. Christian Gorce, directeur des ponts et chaussées à la direction générale du génie civil +41(22) 546 63 20

Légende des photos :
Photo 1: M. Philippe Royer, directeur du service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants, tient le micro en présence de M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture, et de M. Christian Gorce, directeur des ponts et chaussées.
Photo 2 : M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture, teste la méthode de conduite Eco Drive.


Mise à jour : 30.04.2014