Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

Changer la couleur des liens Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer la page
ge.ch
 
Ge.ch > Archives

Archives

15. Représentations (1)

AEG, Archives privées 247/I/8

1. Geneva urbs, représentation de l'Escalade dite «Disce Mori», 1602-1603. Eau-forte (AEG, Archives privées 247/I/8)

Ce plan cavalier - et très fantaisiste - de la ville est attribué à Matthias Quad (1557-1613), un collaborateur de Franz Hogenberg, graveur établi à Cologne. Le fait que l'aspect général de la ville corresponde à la réalité, alors que les «détails» sont erronés (confusion entre bastions et boulevards) ou inventés (tracé de l'Arve, églises et châteaux semés dans le paysage), tend à prouver que l'artiste ne connaissait pas les lieux mais avait recours à des plans et vues partielles.

Selon l'habitude médiévale, plusieurs épisodes sont représentés simultanément: nous voyons non seulement différents moments de l'attaque, mais aussi les Savoyards pendus au gibet et les têtes fichées sur des piques.

Les lettres capitales de DisCe MorI forment le chiffre romain MDCII, soit 1602.


2. Vraye représentation de l'Escalade entreprise sur Genève par les Savoyards et sa belle délivrance l'an 1602 de décembre, par F. Diodati, 1667. Gravure sur cuivre (AEG, Archives privées 247/I/16). [Non reproduit]

Cette planche, l'une des premières œuvres gravées de François Diodati (1647-1690), constitue sans doute l'illustration de l'Escalade la plus connue - et la plus souvent imprimée. Alors que la vue très étalée de la ville, prise du bois de la Bâtie, reprend et modifie les gravures de Chastillon et de Merian, une atmosphère bien particulière se dégage de l'ensemble de la pièce, grâce à son cadre de vignettes historiées. En effet, ces petites scènes narratives, où se mêlent des illustrations édifiantes et des scènes anecdotiques, inscrivent profondément l'Escalade dans l'histoire politique et religieuse.

3. Gravure signée A.L. 1615-1617. Gravure sur cuivre (AEG,  Archives privées 247/I/50). [Non reproduit]

La composition de cette planche rare montre une certaine maladresse qui fait penser à G. Dumur que le graveur s'est trouvé «trop à l'étroit dans le cadre qu'il s'était imposé». En effet, le développement vertical de la représentation est tel que la ville semble perchée au sommet d'une montagne. On peut aussi remarquer la difficulté du graveur à représenter le cours du Rhône et l'eau du fossé, alors qu'au premier plan figure une campagne de petites parcelles arborisées pleines de charme.

haut de page