Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

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4. Genève au XVIe siècle (1)

Au début du XVIe siècle, Charles II, duc de Savoie, après être parvenu à unifier ses États, tente de soumettre Genève. La population genevoise est alors divisée entre partisans du duc (Mammelus) et défenseurs de l’autonomie (Eidguenots), qui se rapprochent petit à petit des cantons suisses. En 1519, une combourgeoisie avec Fribourg est même décidée en Conseil général, mais Charles II parvient à la faire annuler. Il en profite également pour occuper Genève et faire exécuter Philibert Berthelier, tête de proue des Eidguenots.

En 1526, les principaux partisans de l’indépendance, réfugiés à Fribourg, parviennent finalement à signer un traité de combourgeoisie, non seulement avec ce canton, mais également avec le canton de Berne, marquant le triomphe des Eidguenots, qui dépouilleront le prince-évêque de Genève, soumis à la Savoie, de ses derniers droits.

À cette crise politique succède une crise religieuse. En 1532, Guillaume Farel arrive à Genève et commence à y prêcher les idées nouvelles, rencontrant aussitôt l’opposition des autorités religieuses. Mais, soutenu et protégé par Berne, qui a adopté la Réforme en 1528 déjà, il gagne de plus en plus de Genevois à la nouvelle foi, provoquant une nouvelle division au sein de la population.

Après le prêche d'Antoine Froment au Molard, en 1533, la majorité de la classe dirigeante se déclare en faveur de la Réforme et Guillaume Farel commence à organiser le culte. Pour renforcer la nouvelle foi, les réformateurs demandent en août 1535 l’organisation d’une «dispute», soit un débat public. À l’issue de ce dernier, le divin sacrement ayant été qualifié de «fiente et chose abominable», les réformateurs réclament l’abolition de la messe.

AEG, Archives privées 279.13
Adoption de la Réforme en Conseil général (aquarelle préparatoire d’Edouard Elzingre, AEG, Archives privées 279.13)


Ce n’est qu’en mai 1536, toutefois, que la Réforme est adoptée en Conseil général. Il est alors arrêté que «voulons vivre en cette sainte loi évangélique et parole de Dieu, ainsi qu’elle nous est annoncée, voulant délaisser toutes messes et autres cérémonies et abus papaux, images et idoles.»

Lorsque Calvin arrive à Genève en juillet 1536, il s’attelle à pourvoir l’Église naissante d’une structure et à vaincre toute résistance. À cette fin, il élabore une confession de foi, à laquelle tous les habitants devront se soumettre, pour savoir s’ils adhèrent ou non à la Réforme.

Auteur: Sandra CORAM-MEKKEY

AEG, R.C. 29, folio 112
Adoption de la Réforme en Conseil général (AEG, R.C. 29, folio 112)

 

AEG, A 34
La confession de foi imposée aux habitants de Genève (Le catéchisme français de Calvin […] suivi de la plus ancienne confession de foi de l’Église de Genève, Genève, 1878, p. CIV (AEG, A 34)

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