Ecusson de la République et du canton de Genève


REPUBLIQUE
ET CANTON
DE GENEVE

Changer la couleur des liens Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer la page
ge.ch
 
Ge.ch > Archives

Archives

11. Traité de réunion de Genève à la Suisse

À la chute de l'Empire français, les puissances coalisées ainsi que d'autres États comme la Suisse se réunissent à Vienne afin d'y redéfinir les frontières de l'Europe. La condition sine qua non pour que la Confédération helvétique accepte Genève en son sein est que le futur canton soit homogène et contigu à la Suisse. Or, à la Restauration, Genève a retrouvé son ancien territoire tel qu'il était depuis les traités de Paris (1749) et de Turin (1754), c'est-à-dire coupé de la Suisse et composé d'enclaves en Savoie et dans le Pays de Gex.

Le Gouvernement provisoire genevois décide d'envoyer à Vienne l'un de ses membres, Charles Pictet-de Rochemont (1755-1824), afin d'y négocier l'agrandissement nécessaire du territoire de Genève. Au premier Traité de Paris du 30 mai 1814, il avait déjà réussi à faire reconnaître l'indépendance de Genève ainsi que l'idée de son union à la Suisse. Dans les deux protocoles du 29 mars 1815, confirmés par l'Acte final du Congrès de Vienne du 9 juin 1815, Pictet-de Rochemont obtient des garanties territoriales permettant le rattachement de Genève au Corps helvétique. Le Traité de réunion de Genève à la Suisse est finalement signé le 19 mai 1815 et, le 7 août, le député de Genève, avec ceux des vingt-et-un autres cantons, prête serment au Pacte fédéral.


Aquarelle représentant le Congrès de Vienne au travail
Aquarelle représentant le Congrès de Vienne au travail (in: Paul GUICHONNET et Paul WAEBER, Genève et les communes réunies, Genève, 1991, p. 93)



Plan du territoire genevois avant les traités de Paris et de Turin (1754)

Au Moyen-Âge, le prieuré de Saint-Victor et le Chapitre de la cathédrale de Genève figurent parmi les plus riches seigneurs du bassin genevois. Au XVe siècle, les comtes de Savoie, qui ont succédé aux comtes de Genève, grignotent petit à petit les droits que détiennent ces deux institutions sur de nombreux villages. À la Réforme, les terres de Saint-Victor et du Chapitre sont en quelque sorte «nationalisées» par la nouvelle république protestante. Les conflits de juridiction avec la Savoie n'en continuent que de plus belle.

Ce n'est qu'au XVIIIe siècle, grâce à des échanges de territoires avec la France (1749) et la Savoie (1754), que le conflit sera réglé une fois pour toutes.
 

Plan du territoire genevois tel qu'il était en 1814
Plan du territoire genevois après les traités de Paris (1749) et de Turin (1754), tel qu'il était en 1814

 


Traité de réunion de Genève à la Confédération (AEG, Confédération G 1.a)

haut de page