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1. De la combourgeoisie au blocus, 1526-1534

Les premières décennies du XVIe siècle sont décisives pour la destinée de Genève: c’est alors que la communauté des citoyens, qui a obtenu en 1309 de haute lutte le droit de s’organiser, de se faire représenter par des procureurs ou syndics disposant des pleins pouvoirs, et en 1387 les fameuses Franchises d’Adhémar Fabri, prend conscience de sa force et aspire désormais à l’autonomie, voire à la souveraineté.

A l’imitation de Lausanne, qui a conclu en 1525 avec Berne et Fribourg un traité de combourgeoisie, un parti genevois, qu’on appelle les Eidguenots à cause de ses attaches avec les Confédérés, réussit à conclure et à faire approuver, le 25 février 1526, malgré les menées et les menaces du duc de Savoie, et malgré la sourde résistance de l’évêque Pierre de La Baume, un traité de combourgeoisie avec les villes de Berne et de Fribourg.


AEG, P.H. 964

Le traité de combourgeoisie entre Genève, Berne et Fribourg du 8 février 1526 (AEG, P.H. 964)


Juré par les Conseils des trois villes malgré l’opposition de l’évêque de Genève Pierre de La Baume et du Duc de Savoie, ce traité constitue une étape fondamentale dans l’émancipation de la communauté des citoyens de Genève. Le sceau de Fribourg a été arraché en 1534, la ville restée fidèle à l’ancienne foi n’approuvant pas la politique des Genevois orientée vers la Réforme.

A l’époque, l’enjeu est plus politique que religieux. Mais quelques cercles protestants existent à Genève, et Berne passe à la Réforme à la suite de la dispute de religion de 1528. Cependant, l’évêque, voyant ses droits de juridiction et son pouvoir sur la communauté menacés, tente de récupérer la conduite des opérations. Il se fait accepter comme bourgeois de Genève, et fait un magnifique cadeau aux citoyens : le droit de justice civile, alors que déjà les syndics possédaient des droits importants en matière pénale.

Ainsi, l’évêque court lentement à sa perte.

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