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Air

Glossaire à propos de l'air

Index alphabétique

A B C D E F G H I L M O P R S T U V Z

A

Absorption

Phénomène par lequel un rayonnement traversant une matière cède à celle-ci une partie ou la totalité de son énergie.

Absorption ß

On mesure l'absorption, par le composé, d'un rayonnement ß produit par une source radioactive. Cette méthode est utilisée pour les poussières.

Absorption IR

On mesure l'absorption, par le composé, d'un rayonnement IR produit par une lampe infrarouge. Cette méthode est utilisée pour le monoxyde de carbone.

Absorption UV

On mesure l'absorption, par le composé, d'un rayonnement UV produit par une lampe ultraviolet. Cette méthode est utilisée pour l'ozone.

Albédomètre

L'albédo représente la fraction de radiation réfléchie par le sol par rapport à la radiation incidente. L'albédomètre est formé de deux pyranomètres identiques opposés: un dirigé vers le haut (ciel), l'autre vers le bas (terre). Le pyranomètre dirigé vers le haut mesure le rayonnement global (direct + diffus) incident sur le terrain, tandis que celui dirigé vers le bas mesure le rayonnement global réfléchi par le terrain.

Ammoniac (NH3)

L'ammoniac sert à la fabrication des engrais ainsi que des fibres synthétiques et plastiques.

Sources principales :
  • Agriculture (engrais azotés)
  • Elevages industriels
Effets :
  • Brûlures des muqueuses, maux de tête, toux
  • Cytolytique intense qui entrave la croissance végétale
  • Acidification des sols
Anémomètre

L'anémomètre est un instrument qui permet de mesurer la vitesse du vent. Le principe le plus communément employé pour mesurer le vent horizontal est le suivant : un moulinet de trois coupelles se met à tourner sous l'effet du vent. La vitesse de rotation de ce moulinet est proportionnelle à la vitesse du vent horizontal. Couplé à une girouette, on peut alors mesurer la vitesse du vent et sa direction en 2 dimensions (dans le plan horizontal). Les anémomètres à ultrasons permettent de mesurer, en utilisant l'effet Doppler, la vitesse du vent et sa direction en 3 dimensions.


B

Bergerhoff

Cette méthode permet de faire l'analyse des retombées de poussières. Les relevés ainsi que les analyses sont faits conformément à la norme VDI 2119. Dans le cadre de l'OPair, les concentrations en plomb, cadmium et zinc sont déterminées.


C

Cadmium

Cf. Métaux lourds.

Combustibles - Carburants

Les combustibles concernent tous les corps utilisés pour produire de la chaleur. Par exemple le bois, les huiles, le charbon, le gaz.
Les carburants sont les combustibles qui, mélangés à l'air, peuvent être utilisés dans un moteur à explosion. Ils sont par conséquent intimement liés au domaine des transports. Par exemple l'essence, le diesel, le kérosène.

Chimiluminescence

Se dit du phénomène par lequel certaines molécules portées à un état excité, par un apport d'énergie venant d'une réaction chimique, retournent à l'état fondamental en restituant une partie de l'énergie sous forme de lumière.
Dans l'analyse de la qualité de l'air, ce phénomène est utilisé pour mesurer des concentrations de NOX. Suite à la réaction entre NO et O3 (qui est rapide et complète en présence d'un excès de O3) une molécule de NO2 excitée est formée. Cette molécule va se désexciter en émettant un rayonnement dans le proche infrarouge. L'intensité de ce rayonnement est proportionnel à la quantité de NO présent dans l'air et permet alors d'en déduire la concentration. Si l'on veut mesurer une concentration en NO2, il faut en premier lieu former du NO grâce à un catalyseur, puis lui faire subir la réaction de chimiluminescence (ou faire une réaction de chimiluminescence entre le NO2 et le luminol).

Composés organiques volatils (COV)

Sous ce nom générique, on regroupe des milliers de composés aux caractéristiques très variables. Ce sont des molécules constituées principalement d'atomes de carbone et d'hydrogène. Ils sont multiples et s'évaporent relativement facilement.
Ils sont émis lors de l'évaporation de solvants (dans les peintures, les encres, les produits de nettoyage et de vitrification des sols, etc.), de carburants (lors du transvasement de produits pétroliers ou d'hydrocarbure pour les véhicules à moteur) et lors d'une combustion incomplète.

Sources principales :
  • Trafic routier
  • Industrie, artisanat
Effets :
  • Certains sont inoffensifs, d'autres hautement toxiques et cancérigènes (par ex. le benzène)
  • Ils vont de la simple gêne olfactive, à une irritation ou à la diminution de la capacité respiratoire, jusqu'à des risques d'effets cancérigènes
  • Combinés aux oxydes d'azote, ce sont d'importants précurseurs d'oxydants photochimiques (ozone / smog estival)
Composition de l'atmosphère

L'atmosphère (au niveau du sol) est composée de molécules et de différentes particules en suspension.

Molécules :
  • Azote (N2) : 78.1%
  • Oxygène (O2) : 20.9%
  • Argon (Ar) : 0.9%
  • Dioxyde de carbone (CO2) : 0.04%
  • Vapeur d'eau (H2O) : hautement variable
  • Ozone (O3), Dioxyde d'azote (NO2), Dioxyde de soufre (SO2), .... : ppb
Particules  :
  • Poussières de toutes sortes, aérosols,...

D

Dioxyde d'azote (NO2)

Cf. Oxydes d'azote (NOX).

Dioxyde de carbone (CO2)

Il est émis lors de toute combustion.

Sources principales :
  • Chauffages industriels et domestiques
  • Véhicules à moteur (trafic routier et autres)
Effets :
  • Dans les concentrations actuelles, le CO2 ne présente pas un danger pour la santé mais pour le climat, car étant l'un des principaux gaz à effet de serre
Dioxyde de soufre (SO2)

Synonyme : Anhydride sulfureux.

Il est émis lors de la combustion de combustibles fossiles contenant du soufre (fioul, charbon). L'émission du dioxyde de soufre dépend directement de la teneur en soufre du combustible.

Sources principales :
  • Chauffages industriels et domestiques
Effets :
  • Maladies respiratoires
  • Dommages divers aux plantes et aux écosystèmes fragiles
  • Corrosion des métaux et altération des matériaux de construction
  • Importants précurseurs de pluies acides et de poussières fines
Direction (- horizontale - du vent)

La direction est une des deux grandeurs qui, avec la force, caractérise le vent horizontal. En météorologie, on donne toujours la direction d'où vient le vent repérée par rapport aux points cardinaux (nord, est, sud, ouest) ou par l'angle de cette direction par rapport au Nord. Par exemple, un vent de sud sera de secteur 180°, un vent d'ouest sera de secteur 270°.

DOAS

Acronyme pour « Differential Optical Absorption Spectroscopy », c.-à-d. « absorption spectro-photométrique différentielle ».
Cette technique est basée sur les propriétés d'absorption d'un faisceau lumineux par les molécules étudiées. Une des différences fondamentales par rapport à un analyseur ponctuel « classique » est que la mesure donnée par un DOAS est intégrée sur un chemin optique.


E

Emissions

Polluants rejetés dans l'environnement par les installations, les véhicules ou les produits. Ils sont mesurés à la source de leur rejet alors qu'ils ne sont pas encore dilués dans l'atmosphère.


F

FID

Acronyme pour « Flame Ionisation Detector », traduit par « Détecteur à ionisation de flamme ».
Si l'on injecte dans une flamme air-hydrogène des molécules contenant des atomes de carbone, on obtient des ions. En les faisant passer entre des électrodes chargées, un courant est produit. Celui-ci est proportionnel au nombre d'atomes de carbone présents dans la flamme, ce qui permet d'en mesurer la concentration. Le coefficient de proportionnalité dépend de la "famille" des molécules : hydrocarbures (env. 1), alcools, cétones, solvants chlorés (env. 0)... On peut considérer que la réponse est pratiquement spécifique des hydrocarbures présents dans l'air ambiant (les autres molécules contenant du carbone, comme CO2 , ne contribuant pas à cette réponse) et celle-ci est proportionnelle à la quantité d'hydrocarbures présents. Par ailleurs, le méthane étant un constituant naturellement présent dans l'air ambiant (méthane anthropogénique), il peut être intéressant de le séparer des autres hydrocarbures dus à l'activité humaine. On peut donc soit doser les "hydrocarbures totaux" si l'air ambiant est directement envoyé dans le brûleur, soit les hydrocarbures "non-méthaniques", en plus des hydrocarbures totaux et du méthane obtenu par différence, par des techniques de séparation des hydrocarbures (en général méthane - autres hydrocarbures) à l'aide d'une cartouche de charbon actif, ou d'une colonne de chromatographie en phase gazeuse, ou encore par destruction sélective des hydrocarbures non-méthaniques à l'aide d'une colonne d'hopcalite chauffée à 260° C.

FUV

Acronyme pour « Fluorescence UV ».
Lorsqu'elles sont soumises à un rayonnement UV qui va les porter dans un état excité, certaines molécules (comme par exemple le SO2) peuvent céder ce supplément d'énergie par fluorescence. Ce rayonnement de fluorescence peut être capté par un photo-détecteur et est proportionnel à la concentration du gaz analysé.


G

Gravimétrie

En chimie, se dit d'une méthode d'analyse par pesée. Cette méthode est utilisée dans la mesure des concentrations des PM10 dans l'air ambiant. A Genève, deux types de mesures sont utilisées : par pesée et par micro-balance.

Pesée

On aspire, après une sélection de la taille des particules à étudier par un impacteur, un volume de 720 m3 d'air extérieur à analyser en 24 h à travers un filtre en fibre de quartz de 15 cm de diamètre. La différence entre les pesées avant et après l'accumulation permet de recouvrer la concentration. Cette méthode de référence répond à la norme EN 12341.

Micro-balance

On aspire, après une sélection de la taille des particules à étudier par un impacteur, un volume d'air extérieur à analyser à travers un filtre. Celui-ci repose sur la tête d'une tige vibrante, et la masse des particules accumulées va alors modifier la fréquence de vibration. Cela permet alors de recouvrer la concentration.


H

Humidité relative

Cette unité donne la teneur en vapeur d'eau de l'air.
On raisonne souvent avec l'humidité relative, qui exprime la quantité de vapeur d'eau en pourcentage par rapport à l'état de saturation. D'autres unités permettent de donner la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air, comme le rapport de mélange, qui est la masse de vapeur d'eau par kilogramme d'air sec.

Hydrocarbures totaux (HCT)

Cf. FID.

Hygromètre

L'hygromètre est un instrument destiné à mesurer l'humidité relative de l'air.
Les hygromètres traditionnels utilisent les propriétés des cheveux qui s'allongent quand l'humidité s'accroît. D'autres types d'hygromètres sont électroniques, basés sur le principe de la variation de capacité d'un condensateur avec l'humidité.


I

Immissions

Pollution atmosphérique à l'endroit où elle déploie ses effets sur l'homme, les animaux, les plantes, le sol et les biens matériels.
Les polluants sont émis dans l'atmosphère et subissent un certain nombre de dilutions et transformations chimiques. Il s'agit d'une pollution "ambiante" en suspension dans l'atmosphère. Les immissions sont mesurées par prise d'échantillon dans l'air qui nous entoure.


L

LPE

Acronyme pour « Loi sur la protection de l'environnement ».
Cette loi fédérale a été adoptée à l'unanimité le 7 octobre 1983 et est entrée en vigueur le 1er février 1985. Dixit l'article énonçant le but de la LPE, art. premier, 1er al. : « La présente loi a pour but de protéger les hommes, les animaux et les plantes, leurs biocénoses et leurs biotopes des atteintes nuisibles ou incommodantes, et de conserver la fertilité du sol ».


M

Métaux lourds

Se dit des éléments chimiques dont la masse spécifique est supérieure à 5'000 kg/m3. Leur abondance naturelle est généralement inférieure à 0.1 % , c.a.d. 1000 ppm : on parle de « trace ». Dans l'atmosphère ces métaux se rencontrent le plus souvent incorporés aux particules fines en suspension.
Pour l'être humain, ces particules peuvent alors pénétrer dans les poumons, et ce d'autant plus profondément qu'elles sont petites. Dans la nature il y a un phénomène d'accumulation, notamment du fait que ces métaux ne sont pas dégradables (que ce soit biologiquement ou chimiquement).

Plomb (Pb)

Sources principales :

  • Traitement des déchets métalliques
  • Batteries
  • Secteur du bâtiment
  • Combustion de l'essence au plomb (source qui a fortement diminué depuis l'introduction de l'essence sans plomb

Effets :

  • Entrave la formation de l'hémoglobine et provoque des modifications de la composition du sang
  • Neurotoxique
  • Effets toxiques sur les systèmes cardio-vasculaires et nerveux
  • S'accumule dans les chaînes alimentaires
Cadmium (Cd)

Sources principales :

  • Traitement de surface des métaux
  • Stabilisateur des plastiques
  • Combustion de produits cadmiés (couleurs, produits artificiels)
  • Pigmentations (interdit en Europe depuis 1991)
  • Batteries, accumulateurs
  • Incinérations : métaux, ordures ménagères

Effets :

  • Cancérigène
  • Perturbations des reins et du foie
  • Poison pour les végétaux
  • S'accumule dans les chaînes alimentaires
Zinc (Zn)

Sources principales :

  •  Industrie (traitement des métaux par ex.)
  •  Combustion de carburants
  •  Usines d'incinération
  •  Usure des pneus, des chaussées

Effets :

  • Oligo-élément essentiel pour l'homme et les plantes, il devient très toxique à forte concentration
Thallium (Tl)

Source principale :

  • Industrie du ciment

Effets :

  • Elément très persistant dans les sols, il peut alors être absorbé par le biais de la chaîne alimentaire
  • Effets néfastes déjà à de très petites concentrations
Méthane (CH4)

Cf. FID.
Il est émis lors de la dégradation microbienne de substances organiques, notamment dans l'élevage de bovins et dans les décharges. Il est inoffensif pour l'homme et l'animal dans les concentrations d'immissions normales. Il participe à l'effet de serre ainsi qu'à la formation de l'ozone dans la troposhère.

Monoxyde d'azote (NO)

Cf. Oxydes d'azote (NOX).

Monoxyde de carbone (CO)

Le monoxyde de carbone est émis lors de combustion incomplète de carburants et de combustibles.

Sources principales :
  • Véhicules à moteur (trafic routier)
  • Chauffages domestiques et industriels
  • Feux de forêt
Effets :
  • Inhalé à doses importantes et répétées, c'est un poison pour l'homme et les animaux à sang chaud (il bloque l'apport d'oxygène dans le sang)
  • Intervient dans la formation de l'ozone troposphérique

La moyenne journalière est exprimée en milligramme par mètre cube (mg/m3) contrairement aux autres polluants dont l'unité de mesure est le microgramme par mètre cube (µg/m3).

Moyennes
Moyenne semi-horaire

Chaque demi-heure, la moyenne des valeurs enregistrées est calculée.

Moyenne horaire maximale

La moyenne horaire se calcule à partir de la moyenne des 2 valeurs semi-horaires. La moyenne horaire maximale est donc le chiffre maximum des moyennes obtenues durant la journée.

Moyenne journalière

La moyenne journalière se calcule à partir des moyennes semi-horaires d'une journée. Pour valider la moyenne journalière, il faut au moins 39 moyennes semi-horaires.

Moyenne annuelle

Elle se calcule à partir des moyennes semi-horaires d'une année. Pour calculer la moyenne annuelle, il faut au moins 15'768 moyennes semi-horaires valides.

Moyenne annuelle glissante

Elle se calcule à partir des moyennes semi-horaires effectuées durant les 365 jours précédents. Elle est recalculée quotidiennement. Pour calculer la moyenne annuelle glissante, il faut au moins 15'768 moyennes semi-horaires valides.

Percentile 95

95% des moyennes semi-horaires d'une année doivent être inférieures à cette valeur. Ce qui veut dire que sur 100 moyennes, 95 d'entre elles doivent être inférieures à cette valeur. Seules 5 valeurs peuvent être supérieures.

Percentile 98

98% des moyennes semi-horaires d'un mois doivent être inférieures à cette valeur. Donc, sur 100 moyennes, 98 d'entre elles doivent être inférieures à cette valeur. Seules 2 valeurs peuvent être supérieures.


O

OPair

Acronyme pour « Ordonnance (fédérale) sur la protection de l'air ».
Elle a pour but « de protéger l'homme, les animaux et les plantes, leurs biotopes et biocénoses, ainsi que le sol, des pollutions atmosphériques nuisibles ou incommodantes ». La 1ère version date du 16 décembre 1985, et découle de la LPE – Loi sur la protection de l'environnement du 12 octobre 1983. Cette ordonnance a été renforcée plusieurs fois depuis.

Oxydes d'azote (NOX)

Les oxydes d'azote sont émis lors de la combustion, que ce soit de la transformation de l'azote contenu dans le combustible, ou le carburant, ou de l'oxydation de l'azote amené par l'air. Etant donné que le NO s'oxyde rapidement en NO2, la totalité des émissions est exprimée en dioxyde d'azote.
Le terme "Oxydes d'azote" (NOX), recouvre le monoxyde d'azote (NO) et le dioxyde d'azote (NO2) :
NOX = NO + NO2
En combinaison avec les composés organiques volatils, et sous l'action de l'énergie solaire, les NOX interviennent dans la formation de l'ozone troposphérique.

Sources principales :
  • Véhicules à moteur (trafic routier et autres machines)
  • Installations de combustion
Effets :
  • Maladies respiratoires
  • Dommages divers aux plantes et aux écosystèmes fragiles lorsqu'ils sont combinés à d'autres polluants
  • Fertilisation excessive des écosystèmes
  • Importants précurseurs de pluies acides et de poussières fines
Oxydes de carbone

Voir Monoxyde de carbone et Dioxyde de carbone.

Les oxydes de carbone sont émis lors de la combustion des combustibles ou des carburants, qui contiennent du carbone. Lorsque la combustion est incomplète, celle-ci génère une quantité importante de monoxyde de carbone. C'est le cas, par exemple, d'un moteur de véhicule mal réglé.

Ozone (O3)

L'ozone est un constituant naturel de l'atmosphère qui se forme soit :

  • dans la stratosphère, par un processus photochimique, et qui parvient à la troposphère par des processus d'échange.
  • par une transformation photochimique due à la présence naturelle de NOX , COV et CO.

D'après des mesures effectuées au début du siècle dernier, époque à laquelle on peut supposer que les émissions anthropiques étaient faibles, on estime que la concentration naturelle en ozone était de 10 à 15 ppb au niveau du sol.

A cela s'ajoute l'ozone résultant de l'activité humaine. Pour illustrer ceci, voici un exemple tiré d'un rapport de l'OFEFP du 3 février 1995.
« Une charge estivale en ozone de 200 µg/m3, mesurée dans une agglomération du nord des Alpes, se compose aujourd'hui comme suit :

  • 30 µg/m3 (± 10 µg/m3) : Ozone naturel.
  • 70 µg/m3 (± 20 µg/m3) : Concentration de fond (dictée par les émissions de toute l'Europe).
  • 60 µg/m3 (± 60 µg/m3) : Réservoir d'ozone (dicté par les polluants émis dans un rayon de 500 à 1000 km).
  • 40 µg/m3 (± 20 µg/m3) : Ozone produit localement (dicté par les émissions produites dans un rayon de 50 km). »

Contrairement aux autres polluants, l'ozone n'est pas émis directement par une source particulière. L'ozone proche du sol est un polluant secondaire qui se forme par réaction chimique dans la troposphère à partir d'oxydes d'azote et de composés organiques volatils sous l'action de la lumière du soleil.

Sources principales :
  • Trafic
  • Industrie et artisanat
Effets :
  • Irritation des muqueuses, des voies respiratoires
  • Irritations oculaires
  • Provoque des sensations d'oppression
  • Diminue la fonction pulmonaire
  • Endommage les plantes

L'effet néfaste de l'ozone vient de sa très grande réactivité. Les effets sont augmentés lors d'exercices physiques et sont variables selon les individus


P

Percentile 95, Percentile 98

Cf. Moyenne.

Plomb

Cf. Métaux lourds.

Poussières - PM 10 - PM 2.5

Les poussières parviennent dans l'atmosphère par le biais des procédés industriels ou de combustion, mais aussi de processus naturels et de l'agriculture. Les poussières, dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 10 µm (resp. 2.5 µm), sont appelées PM10 (resp. PM2.5). Ce sont ces poussières fines qui ont un impact sur la santé humaine car elles peuvent pénétrer dans les alvéoles pulmonaires.

Sources principales :
  • Trafic routier : émissions, abrasions diverses
  • Industrie : chauffages, chantiers, incinérations
  • Agriculture
  • Particuliers : chauffages, jardinage
Effets :
  • Affection des voies respiratoires (irritation, infection)
  • Crises d'étouffement, toux
  • Charge du sol en métaux
  • Pollution des bâtiments et des installations
Polluants primaires et secondaires
Polluant primaire

C'est un composé chimique qui est émis à la source.

Polluant secondaire

Sous l'action de nombreux paramètres, les polluants primaires subissent des transformations chimiques et donnent naissance à des polluants secondaires. Parmi ces paramètres, on trouve la lumière, l'humidité, les catalyseurs (poussières, métaux) ou la recombinaison.

Pt - 100

Capteur utilisé pour la mesure de la température.
Son principe de fonctionnement repose sur la variation de la résistance d'un fil de platine en fonction de la température. La mesure de cette résistance étant réalisée à l'aide d'un pont de Wheatstone. Son utilisation s'étend de 13,81 K (point triple de l'hydrogène) à 903,89 K (point de solidification de l'antimoine).

Pression

La pression est une force par unité de surface. La pression atmosphérique (poids de l'atmosphère par unité de surface) est l'une des quantités utilisées par les météorologistes (comme la température) pour caractériser le temps qu'il fait. Pour comparer entre elles les pressions atmosphériques mesurées à des endroits d'altitudes différentes, on calcule une pression fictive qui serait celle qu'on mesurerait au niveau de la mer à cet endroit : c'est la pression au niveau de la mer.
La pression est exprimée en hecto-Pascal (hPa), le Pascal étant très petit (1 Bar=100000 Pascal). Elle varie dans le temps et dans l'espace beaucoup plus rapidement selon la verticale que dans le plan horizontal, où sa répartition se décrit en terme d'anticyclones, de dépressions, de dorsales, de thalwegs...

Pyranomètre

Il permet de mesurer l'éclairement énergétique global, ainsi que l'éclairement énergétique diffus par adjonction d'un dispositif d'occultation du disque solaire.
L'élément sensible (thermopile) du pyranomètre est une série de thermocouples exposés au rayonnement solaire, dont les soudures froides sont maintenues à la température de l'air par conduction et qui délivre une différence de potentiel proportionnelle au flux incident.


R

Rayonnement solaire

Rayonnement diffus: éclairement énergétique solaire dirigé vers le sol reçu par une surface horizontale, provenant de tout l'hémisphère à l'exception de l'angle solide limité au disque solaire.

Rayonnement global (direct et diffus): éclairement énergétique solaire reçu par une surface horizontale.

Répartition des stations du ROPAG sur le canton
Milieu urbain

Zone comprenant la station située au centre de la ville (Necker).

Milieu suburbain

Zone comprenant les stations situées dans l'agglomération, en périphérie du centre (Meyrin, Foron).

Milieu rural

Zone comprenant la station située dans ou proches d'une zone agricole (Passeiry).

ROPAG

Acronyme pour « Réseau d'Observation de la Pollution Atmosphérique à Genève »


S

Smog

Ce terme (anglo-saxon) est issu de la contraction de "smoke" et de "fog" (fumée et brouillard).
En hiver, ce phénomène se rencontre lors d'inversion de température : dans des conditions anticycloniques, l'air proche du sol se refroidit plus vite que l'air des couches supérieures et les vents sont faibles. De ce fait, les polluants ne peuvent plus se diluer dans l'atmosphère. C'est ce qu'on appelle le smog hivernal.
En été, sous l'action de l'énergie du soleil, des réactions photochimiques donnent naissance, à partir de précurseurs (oxydes d'azote et composés organiques volatils) à de l'ozone ainsi qu'à des composés chimiques dispersés sous forme de fumée. C'est ce qu'on appelle le smog estival, ou smog photochimique.


T

Température

La température de l'air en un lieu donné est la quantité qui caractérise la sensation de chaleur ou de froid que l'on y éprouve et dont la mesure objective est fournie par le thermomètre. On mesure la température en degrés Celsius. Dans la troposphère, c'est-à-dire du sol jusqu'à environ 10 km d'altitude, la température décroît quand l'altitude augmente.

Thallium

Cf. Métaux lourds.


U

Unités de mesure

Le microgramme (µg) est 1000 fois plus petit que le milligramme (mg).

Le microgramme par mètre cube (µg/m3) est une des unités utilisées pour la mesure de concentrations.

Le milligramme par mètre cube (mg/m3) est 1000 fois plus grand que le microgramme par mètre cube (µg/m3). C'est l'unité communément utilisée pour les concentrations de CO.

Les résultats peuvent aussi être exprimés en :

  • parts par milliard : ppb ("b" pour billion en anglais)
  • parts par million : ppm

Une relation existe entre les µg/m3 et les ppb. Celle-ci dépend de la température et de la pression auxquelles on fait la mesure.


V

Valeurs limites d'immission

Elles répondent aux critères de la Loi sur la Protection de l'Environnement (LPE), selon lesquels l'homme, les animaux, les plantes, leurs biocénoses et leurs biotopes doivent être protégés contre les atteintes nocives ou incommodantes, et la fertilité du sol préservée.

Valeurs limites à court terme

Elles sont fixées de façon à bannir les épisodes de pollution aiguës. Les périodes d'évaluation sont le jour (limite journalière), l'heure (limite horaire), ou la demi-heure (limite semi-horaire) selon les polluants. Elles ne peuvent être dépassées plus d'une fois par année.

Valeurs limites à long terme

Elles ont pour but d'éviter le développement de maladies dues à l'effet d'un taux de pollution relativement faible mais sur une longue durée d'exposition. La période d'évaluation est l'année (valeur limite annuelle). Elles ne doivent pas être dépassées.

Vent

C'est un déplacement de l'air.
En météorologie, on caractérise le vent par sa vitesse et la direction d'où il souffle.


Z

Zinc

Cf. Métaux lourds.

 


Mise à jour : 14.08.2014