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Circulation alternée volontaire : Genève prévoit une mesure inédite pour protéger la santé - 08.11.2016

L'automne annonce le retour des journées qui peuvent être affectées par la pollution aux particules fines. Pour agir à son encontre lors des pics, Genève se dote d'une mesure totalement inédite : la circulation alternée volontaire. Faisant appel au civisme des conducteurs, cette nouvelle disposition vise à réduire les émissions polluantes issues du trafic. "A condition d'être largement suivie, la circulation alternée volontaire contribue activement à protéger la santé des personnes sensibles, comme les enfants, les personnes âgées et les malades, durant un épisode de pollution" a relevé M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture lors de sa présentation aux médias. Cette nouvelle action volontariste en faveur de la qualité de l'air renforce ainsi le dispositif anti-smog genevois qui évolue pour la troisième fois depuis le début de la législature. En intégrant des mesures d'information, de prévention, d'incitation et d'intervention, celui-ci était déjà le plus complet de Suisse dans ce domaine.

Situé au cœur d'une agglomération urbanisée et dynamique, notre canton n'échappe pas aux méfaits de la pollution de l'air. Pour lutter contre ces atteintes, l'Etat de Genève concentre avant tout son action sur l'assainissement durable de l'air, en agissant sur le long terme dans le cadre d'une stratégie pionnière en Suisse. Cependant, en cas de pics de pollution, il applique également un dispositif qui vise à préserver la santé de la population durant les périodes à risque. Pour augmenter sa portée, celui-ci se dote aujourd'hui d'une mesure totalement inédite : la circulation alternée volontaire.

Circulation alternée, volontaire – j'adhère !

La circulation alternée volontaire prévoit de recommander aux conducteurs de renoncer durant un pic de pollution à utiliser leur véhicule motorisé un jour sur deux.

Concrètement, les automobilistes, motocyclistes, et cyclomotoristes sont invités en cas de smog hivernal ou estival à :

  • ne pas circuler en dehors des jours pairs (0-2-4-6-8, par exemple le 6 janvier) si la plaque d'immatriculation de leur véhicule se termine par un chiffre pair;
  • ne pas circuler en dehors des jours impairs (1-3-5-7-9, par exemple le 7 janvier) pour ceux dont la plaque se termine par un chiffre impair.

Cette mesure vise à réduire les émissions issues du trafic motorisé, l'une des sources principales des atteintes à la qualité de l'air. Appliquée uniquement sur une base volontaire, elle recèle un important potentiel de réduction de la pollution atmosphérique locale si la population accepte de jouer la carte du civisme durant un épisode de smog.

Pour faciliter cette démarche et offrir une alternative de transport favorable à l'environnement, une mesure incitative accompagne également cette nouveauté : lors d'un pic de pollution, l'offre urbaine et régionale unireso est proposée au tarif réduit pour tous. Afin d'encourager l'adoption par le plus grand nombre de la circulation alternée volontaire, une campagne de sensibilisation ciblant les conducteurs sera diffusée durant l'automne.

Un dispositif anti-smog complet

Le dispositif genevois anti-smog se voit aujourd'hui renforcé avec une action innovante. Celui-ci était déjà le plus complet de Suisse en prévoyant un déploiement gradué, déployé en fonction des niveaux de pollution. Intégrant prévention, incitation et intervention, il complète ainsi les mesures d'information (voir encadré) visant à prévenir les atteintes à la santé notamment des personnes les plus fragiles.

Le smog hivernal : un enjeu pour la santé

Les particules fines sont les principales composantes du smog hivernal. Elles ont pour origine des processus de combustion, des phénomènes d'abrasion – avec 30% des émissions totales issues du trafic routiers - ou des procédés industriels. En temps normal, elles sont dispersées par la pluie et le vent mais elles peuvent s'accumuler, parfois fortement, lorsque des couches d'air froides sont piégées à basse altitude. Elles affectent donc potentiellement la période qui va du mois de novembre au mois de mars.

Du fait de leur petite taille, les particules fines peuvent pénétrer profondément dans les ramifications des poumons, voire atteindre la circulation sanguine. Leurs effets sur la santé dépendent de leur nature - certaines sont potentiellement cancérigènes - de leur concentration et de la durée d'exposition. Lorsque leurs taux augmentent, les particules fines peuvent diminuer les fonctions respiratoires ou entraîner des troubles cardio-vasculaires. Dans les cas les plus graves, elles peuvent aller jusqu'à induire des décès prématurés. Ce sont les enfants en bas âge ainsi que les personnes âgées ou souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires qui sont les plus exposés.

Durant les journées affectées par des concentrations importantes de particules fines, chacun peut se protéger en :

  • évitant les efforts physiques intenses à l'extérieur;
  • restant vigilant par rapport à toute aggravation de l'état de santé ou tout symptôme évocateur, et consulter son médecin le cas échéant;
  • évitant les expositions à d'autres facteurs irritants, comme le tabac, les fumées ou les solvants, pour ne pas aggraver les effets de la pollution.
Prévenir les risques en s'informant

L'information joue un rôle important pour réduire les atteintes sanitaires liées aux particules fines. Afin de permettre notamment aux personnes sensibles et aux acteurs concernés (institutions de santé, foyers pour personnes âgées, crèches, etc.) d'adapter au mieux leurs pratiques durant la mauvaise saison, l'Etat de Genève met à disposition de la population des informations sur les niveaux de pollution de l'air.

Ainsi, chaque jour et en continu les données relatives aux concentrations de particules fines sont diffusées sur la page Internet www.ge.ch/air ou, pour les propriétaires de smartphone, par le biais de l'application AirCHeck. Un indice de pollution de l'air actualisé "IPair" est également à disposition des médias qui peuvent le reprendre dans leur rubrique météo.

Pour obtenir des informations
  • Portes ouvertes de la station de mesure urbaine de  la pollution de l'air

    Pour répondre à toutes les questions relatives au dispositif anti-smog genevois, les spécialistes du suivi de la qualité de l'air à Genève seront à la disposition du public

    le mercredi 9 novembre, de 13h00 à 15h00 – Rue Necker (à la hauteur de la Rue Argand) – Genève
     
  • Info-Service : tél. 022 546 76 00 - www.ge.ch/air - www.facebook.com/geenvironnement

Pour toutes questions

M. Luc Barthassat, par l’intermédiaire de M. Thomas Putallaz – secrétaire général adjoint au DETA - tél. +41 (0)79 417 09 69

M. Philippe Royer, directeur du service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants (SABRA/DETA) – tél. +41 (0)22 388 80 40

 


Mise à jour : 01.02.2017