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Bilan de la qualité de l'air de l'année 2015 : un optimisme mesuré - 18.07.2016

La compilation annuelle des données analysées par le Canton de Genève révèle que pour la première fois depuis 5 ans, les concentrations en dioxyde d'azote respectent la valeur limite journalière fixée par la loi. Toutefois, sur l'ensemble de l'année, la concentration moyenne de ce polluant dépasse le seuil légal au centre de l'agglomération. De plus, l'ozone, dont les concentrations ont été le reflet de la canicule qui a marqué l'été passé, a occasionné des pics de pollution significatifs. Cette situation avait d'ailleurs entraîné la mise en œuvre le 3 juillet 2015 d'une mesure incitative inédite, avec l'instauration d'un tarif réduit sur tous les billets de transports publics, conformément au dispositif prévu en cas de pollution à l'ozone ou aux particules fines.

Le rapport «Qualité de l’air 2015», disponible sur le site www.ge.ch/air, présente un état des lieux détaillé de la pollution atmosphérique mesurée dans le canton de Genève durant l'année écoulée. Les données compilées indiquent que la situation n'est pas encore satisfaisante. Les concentrations de plusieurs polluants demeurent en effet au-dessus des niveaux prescrits.

L'effet de la canicule de 2015

L'ozone en particulier a entraîné des pics de pollution marqués en 2015. Ce gaz est directement tributaire de l'ensoleillement. Or l'été dernier a été caractérisé par une forte canicule. L'ozone a ainsi dépassé à plusieurs reprises les limites légales, avec un maximum en juillet, mois qui s'est avéré le plus chaud à Genève depuis le début des mesures météorologiques. Cette situation a entraîné la mise en œuvre le 3 juillet 2015 d'une mesure incitative inédite, avec l'instauration d'un tarif réduit sur tous les billets de transports publics, conformément au dispositif prévu en cas de pollution à l'ozone ou aux particules fines.

Bonne nouvelle malgré tout pour la qualité de l'air : pour la première fois depuis 5 ans les concentrations en dioxyde d'azote mesurées en 2015 respectent la valeur limite journalière fixée par la loi, sur tout le territoire cantonal. Par ailleurs, on observe une diminution des concentrations en particules fines sur la période 2008-2015 mais celles-ci restent encore trop élevées.

Les autres polluants mesurés, comme le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre et les retombées de poussières respectent les valeurs légales depuis plus d'une décennie. Par ailleurs, toutes les valeurs limites concernant les métaux lourds dans les retombées de poussières sont respectées, comme c'est le cas depuis de nombreuses années.

Des actions complémentaires pour améliorer la qualité de l'air

Pour agir contre de la pollution atmosphérique, l'Etat de Genève dispose de plusieurs instruments opérationnels qui sont complémentaires. Ainsi en période de pic de pollution un dispositif anti-smog, qui intègre des mesures d'information, de prévention et d'incitation (voir l'encadré sur l'ozone), est appliqué pour limiter les atteintes à la santé de la population.

Le Plan de mesures OPair quant à lui permet de mettre en œuvre les mesures concrètes ciblant les émissions polluantes, pour les réduire à la source. Des dispositions sont appliquées dans le domaine des chauffages, des transports ou en matière de planification territoriale. Genève s'est par ailleurs doté en début d'année d'un nouvel outil directeur cantonal, pionnier en Suisse, la Stratégie de protection de l'air 2030. Objectif pour le canton: réduire de 50% les émissions d'oxydes d'azote et de 18% les particules fines en 2030 par rapport à l'année de référence 2005.

Smog estival : adopter les bons réflexes pour prévenir les risques

La belle saison est aussi marquée par le retour des journées affectées par l''ozone. Ce gaz agressif se forme à partir de différents polluants sous l'effet de soleil. Lorsque sa concentration augmente, l'ozone irrite les muqueuses (yeux, nez, gorge) et peut également déclencher des maux de tête, des crises d'asthme et diminuer les fonctions respiratoires. Les enfants en bas âge et les personnes âgées ou souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires sont les plus concernés par ces effets.

Durant les journées à smog estival, les personnes sensibles peuvent se protéger en évitant :

  • les efforts physiques intenses à l'extérieur, l'après-midi et en début de soirée;
  • les expositions aux facteurs irritants, comme le tabac, les fumées ou les solvants, pour ne pas aggraver les effets de l'ozone.

L'ozone a la particularité de se concentrer dans les zones périphériques : s'éloigner du centre-ville en se rendant à la campagne ne permet donc pas d'échapper à ce polluant.
 

Une information en ligne améliorée. Les données relatives à la pollution de l'air à Genève sur www.ge.ch/air sont maintenant plus faciles à lire et présentent le détail des 3 derniers jours. Une nouvelle fonctionnalité a aussi été ajoutée : l'extraction directe de l'historique des données (comparaisons jusqu'à 25 ans pour certains polluants).

 

S'informer sur la qualité de l'air

L'information joue un rôle important pour réduire les atteintes sanitaires liées au smog estival. Afin de permettre aux personnes sensibles et aux acteurs concernés (institutions de santé, foyers pour personnes âgées, crèches, etc.) d'adapter au mieux leurs pratiques durant l'été, l'Etat de Genève met à disposition de la population des informations sur les niveaux d'ozone. Ainsi, en cas pic de pollution, un dispositif de communication spécifique est activé en vue d'alerter le public.

Par ailleurs, chaque jour et en temps réel, les données relatives aux concentrations d'ozone sont disponibles sur www.ge.ch/air et sur l'application AirCheck. Un indice de pollution de l'air quotidien "IPAIR" est également à disposition des médias qui peuvent s'y référer dans leur rubrique météo.

 

Un dispositif gradué en cas de pic de pollution

Afin de prévenir les risques sanitaires pour les personnes sensibles en cas depics de pollution, le canton applique un dispositif gradué. Il allie prévention, information et incitation.

  • Durant un épisode de smog, une première mesure de prévention cible la pollution issue du trafic routier. Il est dans un premier temps recommandé aux usagers de l'autoroute de contournement d'abaisser leur vitesse à 80 km/h. Cette recommandation devient une obligation si la pollution persiste plus de 2 jours. Cette procédure est aussi appliquée en France voisine.
     
  • En cas de hausse de la pollution de l'air à l'échelle romande, un avis de pollution est communiqué aux médias afin d'assurer l'information du public, de façon concertée avec les cantons romands. De plus, une mesure d'incitation - tarif réduit sur tous les billets et les cartes journalières unireso   « Tout Genève » et « Régional » - est appliquée à Genève, pour encourager une alternative au trafic motorisé individuel.
     
  • Si les concentrations augmentent encore et que les conditions météorologiques ne laissent pas présager d'amélioration, des mesures d'intervention contraignantes peuvent être adoptées afin de limiter les émissions de polluants en agissant sur leurs principales sources.

Pour en savoir plus sur le dispositif anti-smog appliqué à Genève : www.ge.ch/air

> Télécharger le rapport  de la Qualité de l'air 2015

Pour tout complément d'information :

  • M. Philippe Royer, directeur (SABRA /DETA).Tél : +41 (0)22 388 80 40.

Mise à jour : 18.07.2016